Djibouti : Caporal Mohamed Ali Hersi, victime de l’attaque d’une rébellion ou d’un assassinat politique ?

Djibouti : Caporal Mohamed Ali Hersi, victime de l’attaque d’une rébellion ou d’un assassinat politique ?

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Feu caporal Mohamed Ali Hersi

Le soir du 14 janvier 2021 à 21 h, temps local, le caporal Mohamed Ali Hersi de la gendarmerie nationale, en poste à Tadjourah ville, trouve la mort suite à des rafales tirés des deux Kalachnikovs ou AK-47 qui les ont touchés à bout portant.

Comme vous pouvait voir la photo du bureau de travail de la brigade de la gendarmerie de Tadjourah, les balles de l’AK-47 ont traversé à plusieurs endroits le bureau, la chaise et l’ordinateur de travail.

Le caporal Mohamed Ali Hersi a été criblé des balles et les deux autres gendarmes présents à ses côtés, deux gendarmes de l’ethnies Afar, n’ont reçu aucun éclat ni étaient inquiétés par les assaillants.

Donc comment l’attaque a-t-elle lieu ?

Vers 20 h 45 min, temps local, le chef de la brigade de la gendarmerie de Tadjourah, l’adjudant-chef Kouakou, de l’ethnie Issaq, a reçu un coup de fil de Djibouti-ville. Cet appel téléphonique lui ordonne de quitter la brigade sur le champ et sans se faire remarquer.

L’adjudant-chef Kouakou exécute à la lettre l’ordre et quelques minutes après son départ une voiture Pick-up double cabine, sans immatricule et de couleur blanche arrive devant la brigade de la gendarmerie. Deux individus cagoulés et vêtus en civile sont descendus de la voiture avec deux kalachnikovs aux bras.

Les deux assaillants rentrent dans la gendarmerie sans embuche et commencent à cribler des balles le caporal Mohamed Ali Hersi. La mission n’a duré que moins de 10min.

La voiture qui est restée stationnée pendant la durée de la mission, récupère les deux assaillants et repart en direction de Pk9 alors qu’elle est venue, au début, du côté des quartiers de la ville de Tadjourah.

Au PK9, il y a une caserne de l’armée nationale, mais aucune réaction de ce côté-là aussi.

Sans autopsie ni d’enquête, le caporal Mohamed Ali Hersi a été enterré à la va-vite et les honneurs dus à un homme de l’uniforme victime de l’attaque d’un groupe des terroristes comme disait le ministre des Affaires étrangères de Djibouti.

Après d’importantes investigations, nous avons pu découvrir que la voiture utilisée pour l’assassinat de caporal Mohamed Ali Hersi appartenait à la garde républicaine de Djibouti dirigée par le colonel Mohamed Djama Doualeh.

Il y a un autre élément qui confirme que le caporal a été victime d’un assassinat politique hourdie par la présidence de Djibouti : la revendication hasardeuse d’un groupe de rébellion en exile en Europe.

Ce groupe de rebelle raconte que leurs éléments ont mené l’attaque contre la brigade de la gendarmerie de Tadjourah, mais ce groupe n’arrive pas à nous décrire comment les balles tirées de kalachnikovs des rébellions, en embuscade dans les environs de la brigade, ont pu contourner les murs de l’établissement et rentrés de la porte.

Et toujours d’après le groupe qui revendique l’attaque, leurs balles étaient tellement intelligentes qu’ils distinguaient les appartenances ethniques de leurs cibles. Les vingtaines des balles tirées des kalachnikovs des rebelles ont évité les gendarmes de l’ethnie Afar et se sont toutes dirigées sur le caporal métis (Arabe+Issa).

Si les balles à « tête chercheuse » sont présentes dans l’imaginaire — film, cartoon, littérature — depuis des années, le rebelle du nord de Djibouti nous raconte qu’ils ont mis au point, avant tout le monde, la balle intelligente qui traque la cible en fonction de son appartenance ethnique ou clanique.

Aar ciidanoow rasaas af-tiirsanaysa aya timid waqoyiga dalka ee ka fojignada !

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared