Soudan: combats entre armée et rebelles au Darfour
Forces gouvernementales soudanaises et rebelles s’affrontent pour le contrôle d’une zone stratégique au Darfour, l’armée affirmant en avoir chassé les insurgés, ce que ces derniers ont démenti.
Les militaires ont annoncé jeudi soir avoir poussé les rebelles hors de la zone de Fanga, dans la région de Jebel Marra, et tué au moins 50 d’entre eux.
Mais l’Armée de libération du Soudan-Minnawi (SLM-Minnawi) a nié vendredi que ses hommes s’étaient retirés de cette zone, considérée comme stratégique parce que située sur la route reliant El-Fasher et Nyala, les capitales du Darfour-nord et du Darfour-sud.
« Les derniers rebelles de la zone de Fanga » ont été repoussés par les militaires, aidés des Rapid Support Force, une force paramilitaire controversée liée aux services de sécurité soudanais, a affirmé le porte-parole de l’armée, le colonel Al-Sawarmy Khaled Saad, cité par l’agence officielle Suna.
Le porte-parole des SLM-Minnawi, Abdullah Mursal, a, lui, affirmé que ses combattants avaient « détruit de nombreux véhicules militaires (appartenant à l’) ennemi et saisi de nombreuses armes », sans préciser s’il y avait eu des victimes.
Il est extrêmement difficile de vérifier de façon indépendante les informations en provenance du Darfour.
L’armée soudanaise avait annoncé le mois dernier le lancement d’une opération destinée à écraser l’insurrection au Darfour mais aussi dans les états du Nil bleu et du Kordofan-sud.
Le SLM-Minnawi, qui fait partie du Front révolutionnaire du Soudan (FRS), est présent dans ces trois régions.
Le Darfour est en proie à des violences depuis le soulèvement en 2003 de rebelles contre le pouvoir central et les élites arabes. Elles ont fait plus de 300 000 morts et deux millions de déplacés, selon l’ONU.
Le gouvernement soudanais parle lui de 10 000 victimes.
Le président Omar el-Béchir, arrivé à la tête du Soudan en 1989 par un coup d’Etat, est réclamé par la Cour pénale internationale (CPI), notamment pour génocide au Darfour.
AFP
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