Djibouti / Droits de l’homme: Tortures, viols, détentions arbitraires, maltraitance et privation des droits fondamentaux sous…

Djibouti / Droits de l’homme: Tortures, viols, détentions arbitraires, maltraitance et privation des droits fondamentaux sous…

Ad

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels

UDDESC

&Civils et Politiques

Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 04/PL/AN2019

À la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Pour

Tortures, viols, détentions arbitraires, maltraitance et privation des droits fondamentaux sous la couverture de lutte contre le terrorisme.

Depuis que la cellule antiterroriste (CAT) fut créée par décret présidentiel, les respects des droits ont été systématiquement bafoués par la police nationale djiboutienne et cette cellule a été détournée de son objectif principal.

Le directeur général de la police nationale et son plus fidèle collaborateur, le lt/colonel connu sous le nom de ELMI JESS, commandant cette cellule, sont officiellement accusés des actes de tortures et des cruautés sans précèdent. Ces actes en violation flagrante des droits fondamentaux se sont déroulés dans une villa située à la cité HODAN, commune de Balbala, louée à 300.000 fdj et appartenant au défunt président de la SOGIK, Mohamed Rirache.

Des innocents citoyens djiboutiens et des ressortissants somaliens ont été enlevés, séquestrés et subissent des actes de tortures abominables, cruels et inhumains.

Deux de ces innocentes personnes seraient décédées juste après leur transfert vers les cellules de la police politique de Guelleh, le SDS. Ces crimes à lieu les jours précèdent l’attentat du restaurant LA CHAUMIÈRE à Djibouti du 24 mai 2014, attentat dont les vraies commanditaires sont en libertés. Des mères de famille somalienne ont été victimes de violences sexuelles sous la bienveillance du fameux ELMI JESS. Les éléments des Officiers de la Police judiciaire : AHMED ABDOU, CHAMSAN et l’ex-capitaine BOGOREH, passé depuis commandant, sont les auteurs de ces actes de barbarie.

Tous ces auteurs occupent des postes de responsabilités, le premier est devenu chef du 1er arrondissement tandis que le second est actuellement responsable du 2e arrondissement, ces deux individus de la police ont sciemment été utilisés par le directeur de la police nationale, Abdillahi Abdi Farah, pour commettre le maximum de mal à des innocents djiboutiens.

Tous ces crimes ont été perpétrés sous les instructions du directeur général de la police nationale djiboutienne, qui ne manque de répéter à ses subalternes, exécuter les ordres du président Guelleh et de la première dame du pays, Kadra Mahamoud Haid.

Le lt/colonel ELMI JESS et le directeur général de la police, Abdillahi Abdi, venaient tard la nuit après les séances de khat pour jouir de la souffrance des victimes torturées.

En outre, le colonel de la police a ouvert des prisons fantômes qui ne sont répertoriées nulle part dans le système judiciaire et qui échappent à tout contrôle de l’état : la première est située dans l’enceinte de l’école de police de Nagad, prison appelée (prison érythréenne) où sont détenus des Djiboutiens et Somaliens dont certains endurent depuis des années ce calvaire, la seconde est dénommé « centre de transit » et a été transformé en forteresse ou croupissent tous ceux qui dénoncent l’injustice du régime.

On signale même une mère de famille djiboutienne en détention depuis 6 mois, uniquement soupçonné de contrebande de cigarettes, détenue sans procès. Le directeur de la police utilise ces zones de non-droit pour incarcérer toute personne.

Appel.

Nous demandons par la présente l’ouverture des enquêtes internationales sur ces prisons secrètes de la police djiboutienne qui servent à la torture, les viols, la maltraitance et la détention arbitraire des innocents citoyens djiboutiens et somaliens.

Nous adressons à notre demande à la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU ainsi que toute autre institution pouvant secourir aux victimes précitées subissant jour et nuit des atrocités inhumaines et cruelles.

Dans l’attente d’une réaction de votre part, nous vous prions d’agréer nos salutations remarquées.

Fait à Genève, le 18/07/2019

                                                      Hassan Cher Hared

Secrétaire général de l’UDDESC


 Share
Ad
Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared