Djibouti : Pour être candidat à l’élection présidentielle de 2021, il faut être du clan Mamasan ou issu d’une…

Djibouti : Pour être candidat à l’élection présidentielle de 2021, il faut être du clan Mamasan ou issu d’une…

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Ismael Zakaria Sheikh Ibrahim

Le régime clanico-mafieux de Djibouti de plus en plus isolé ne compte que sur le clan du président de la République de Djibouti, le Mamasan/Issa.

La dernière réunion du clan Mamasan/Issa tenue et dirigée par Djamaa Ali Guelleh, le directeur de la société de l’électricité de Djibouti, établissement d’état dont il est le directeur depuis 34 ans, il a été décidé d’accepter que la candidature d’un Mamasan ou d’un candidat issu des minorités pour 2021.

Vu que le risque de perdre le pouvoir est de plus en plus probable avec les grognes dans la population, l’armée, la police et la gendarmerie, le régime clanico-mafieux ne veut pas voir des candidats issus de clans majoritaires du pays, tel que le Badawta-meela, Debne, Adde-Ali, Ableh, Yonis-Moussa, Fourlaba, Saad-Moussa, Horone, etc.

À la réunion précitée, qu’on peut facilement comparer à la « réunion d’Apalachin » de 14 novembre 1957 aux États-Unis d’Amérique, à part les candidats du clan Mamasan dont Ismaël Omar Guelleh et Ismaël Zakaria Sheikh Ibrahim sont en tête de liste, l’autre candidat probable, non-Mamasan, dont son nom a été cité fut Abdallah Abdillahi Miguil, l’ambassade de Djibouti en Chine. Mais sa candidature a été conditionnée par le limogeage du colonel Abdillahi Abdi Farah à la tête de la police nationale. Dans la réunion, Djama Ali Guelleh avait tenu les propos suivants : « Comme Alassane Dramane Ouattara de la Côte-d’Ivoire, il peut se déclarer vainqueur de l’élection à la clôture des bureaux et son cousin de la police et les Occidentaux peuvent le soutenir dans sa déclaration. »

Vu qu’ils sont tous les deux du clan Ourweyne, le régime clanico-mafieux craint qu’Abdallah Abdillahi Miguil se proclame vainqueur à la clôture des bureaux de vote et qu’Abdillahi Abdi Farah le soutienne en mobilisant le corps de la police. Un tel scénario pourra facilement obliger Guelleh et ses réseaux mafieux de céder le pouvoir parce qu’une guerre civile n’est pas à l’avantage du régime clanico-mafieux.

Le Clan

Pour l’instant, dans la « réunion d’Apalachin », trois candidats tous de Mamasan ont été confirmé pour l’élection présidentielle de 2021 à Djibouti, bien que nous savons que cette élection n’est qu’une mascarade électorale de plus dans l’histoire des élections à Djibouti.

La première élection libre et transparente a lieu à Djibouti sous l’époque « Côte française des Somalis » le 23 juin 1957 avec l’application de la loi-cadre du 23 juin 1956 et la dernière élection libre et transparente avait lieu le 8 mai 1977 sous l’entité « Territoire français des Afars et des Issas ».

C’est, monsieur délestage, Djama Ali Guelleh, qui est chargé d’aider Ismaël Omar Guelleh pour la sélection des candidats qui devront affronter le président sortant à l’élection présidentielle de 2021.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared