Djibouti : L’eau de l’ONED et l’absence de services d’hygiènes sont la source de l’épidémie de choléra qui fait des centaines de victimes dans la capitale
Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae, dont on peut mourir en quelques heures en l’absence de traitement.
Il se transmet par voie directe fécale-orale ou par l’ingestion d’eau et d’aliments contaminés. La forme la plus grave de la maladie se caractérise par l’apparition soudaine d’une diarrhée aqueuse aiguë qui peut entraîner une déshydratation sévère et une insuffisance rénale mortelle. La période d’incubation très courte – de deux heures à cinq jours – accroît le risque de flambées explosives car le nombre de cas peut augmenter très rapidement.
On peut réussir à traiter jusqu’à 80% des cas avec les sels de réhydratation orale.
L’approvisionnement en eau sûre et l’assainissement sont essentiels pour réduire l’impact du choléra et des autres maladies à transmission hydrique parce que la maladie se développe principalement dans des conditions de vie défavorables : fortes concentrations humaines, hygiène et assainissement de l’eau insuffisants. On considère que les vaccins anticholériques par voie orale sont un moyen complémentaire de lutte, mais ne doivent pas remplacer les mesures classiques.
Cette épidémie fait des ravages dans la ville de Djibouti depuis quelques semaines et les malades n’ont droits aux soins aussi élémentaires, des solutions de réhydratations par intraveineuses, que s’ils sont capables de débourser la somme de 5.000 fdj (30 dollars US) par jour comme frais d’hospitalisation.
Or, d’après une première enquête, il apparaît que le responsable du déclenchement de cette épidémie est l’état :
L’eau du robinet produite par l’ONED, la seule eau buvable à la portée des bourses de la population, est devenue sale depuis des mois au point que son goût a changé ;
Les ordures sont rarement ramassés dans les quartiers et l’eau stagnante de la pluie se transforme en marre vasques où se développement des milliers des bactéries et d’insectes nuisibles à la santé telle que le moustique.
Les secteurs le plus touchés par l’épidémie sont le quartier 7 et la commune de BALBALA.
Il y a pas des morts pour l’instant mais la situation qui s’aggrave de plus en plus et l’absence des soins feront surement des décédés dans les centaines des malades délaissés. On peut voir des malades entassés dans des coins, les escaliers et la cour de l’hôpital comme des carcasses des animaux.
Ça donne l’image du camp de concentrations d’Auschwitz
Hassan Cher
Share


Previous Article
Next Article
Djibouti : La purge dans la police nationale des gradés du clan Ourweyne/Issa s’accélère et la tension est montée d’un cran
Djibouti/CORONAVIRUS : Guelleh a ordonné à la police à tirer à balle réelle sur les détenus de dits centres de quarantaine.
Somaliland/Éthiopie : Une dizaine des djihadistes en provenance de Yémen sont passés par le port de Berbera.
Djibouti : Guelleh incarcère des jeunes djiboutiens diplômés qui manifestaient contre la politique de chômage du régime quand le port Doraleh recrute des non-qualifiés de la Somaliland.
Djibouti/Russie : Ismaël Omar Guelleh et les sociétés financières opaques russes en Afrique de l’Est.
Djibouti : Pour être candidat à l’élection présidentielle de 2021, il faut être du clan Mamasan ou issu d’une…
Djibouti/Russie : Le colonel Mohamed Djama Doualeh en visite spéciale à Moscou pour relancer le projet de la base navale Russe à Djibouti.
Djibouti : Les meetings claniques d’Ismael Omar Guelleh et son vaccin chinois qui tue.