Djibouti : l’académie militaire d’interarmées d’Arta forme des Djiboutiens ou des futurs officiers de l’armée de la Somaliland ?

Djibouti : l’académie militaire d’interarmées d’Arta forme des Djiboutiens ou des futurs officiers de l’armée de la Somaliland ?

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L’académie militaire interarmes d’Arta a été créée par un décret présidentiel le 05 décembre 2008 et inaugurée officiellement le 28 janvier 2010 par le Président de la République et Chef suprême des Armées.

Théoriquement, c’est une institution de l’enseignement supérieur militaire et universitaire, destinée à former les officiers d’active des Forces armées, de la Garde républicaine et de la Gendarmerie, mais la réalité est tout autre.

Au niveau charge financière :

L’académie à l’autonomie financière avec un budget annuel de 80 millions de francs Djibouti et une régie d’avance de 12 millions par année les dépenses courantes (Arrêté n° 2010-0391/PR/MDN portant création d’une régie d’avance au profit de l’Académie Militaire Interarmées d’Arta.). Elle dispose de quatre voitures de service et ces quatre véhicules consomment dix mille litres d’essence au minimum.

Au niveau formation :

L’académie n’a même pas des programmes de formation, mais elle a plein des trophées pour l’organisation des compétitions sportives de la région Arta et des corps des armées.

Quelques militaires djiboutiens ont pu bénéficier des bourses de formation des États-Unis d’Amérique et du Japon. Il y a aussi des jeunes somalilandais sortis des universités de Hargeisa qui ont pu bénéficier ces bourses de formation militaire que des pays amis ont offerte à Djibouti. Ces jeunes somalilandais bénéficient automatiquement du passeport djiboutien pour tromper les Occidentaux et participer sous couverture des citoyens djiboutiens aux formations militaires. Ces somalilandais sont-ils des clients pour l’émigration ou Djibouti est-elle en train de créer la future armée de la Somaliland ?

Les sujets réguliers de l’académie sont les singes des montagnes et plateaux d’Arta et Wea. D’ailleurs, le directeur général de l’académie, le colonel major Mohamed Ali Obsieh, est présent à son poste une fois tous les deux mois.

Au niveau relations avec la hiérarchie :

Ni le ministre de la Défense ni le chef d’état-major des forces armées djiboutiennes ne sont capables de s’immiscer dans la gestion de l’académie militaire interarmes d’Arta. Le général de corps d’armée Zakaria Cheikh Ibrahim, le chef d’état-major des forces armées djiboutiennes, a demandé au colonel major Mohamed Ali Obsieh de marquer sur les quatre voitures de service de l’académie la dénomination suivante : Académie militaire d’interarmées d’Arta. Le directeur de l’académie a rejeté la demande du chef d’état-major et a mentionné sur les véhicules (académie militaire d’interarmes d’Arta).

Le général de corps d’armée Zakaria énervé tente de ramener à la raison le directeur général de l’académie, mais ce dernier remet à sa place le vieux Zakaria et le général rebrousse chemin avec sa queue entre les jambes comme un petit chien.

Le colonel major Mohamed Ali Obsieh a tenu les propos suivants devant le général Zakaria Cheikh Ibrahim : « tu sais général Zakaria, que tu es un ignare ? Moi je suis autonome et je ne dépends pas du ministère de la Défense ni du chef d’état-major des forces armées. Je dépends directement de la présidence de la république et particulièrement de ma cousine, madame Kadra Mahamoud Haïd. »

Tous les corps des forces armées et de la gendarmerie se posent autant des questions au sujet de cette académie : à quoi sert le budget de l’académie ? Quel a été l’objectif de la création de l’académie ? Pourquoi elle ne dépend pas du ministère de la Défense ? pourquoi donne-t-elle à des somalilandais les bourses de formation de l’armée djiboutienne ? Quand est-ce que Kadra Mahamoud Haïd est-elle devenue chef d’état-major d’un corps d’armée spécial à Djibouti ?

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared