Djibouti/Biens mal acquis: Lettre adressée au Parquet National Financier du Tribunal de Paris

Djibouti/Biens mal acquis: Lettre adressée au Parquet National Financier du Tribunal de Paris

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Union Djiboutienne pour les Droits Économiques, Sociaux et Culturels

UDDESC

&Civils et Politiques

Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Au procureur de la République financier près – le tribunal de grande instance de Paris – Jean-François Bohnert – Parquet National Financier du Tribunal de Paris – Parvis Notre-Dame – Pl. Jean-Paul II, 75017 Paris, France

Monsieur le Procureur PNF de Paris,

Nous nous permettons de vous saisir par la présente afin de vous interpeller sur un dossier qui nous tient à cœur et pendant devant votre Tribunal. Il s’agit de la plainte sur les biens mal acquis que Sherpa et le Collectif européen de la diaspora djiboutienne (CEDD) ont déposé le 16 octobre 2018 pour abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption d’agents publics étrangers contre des membres de l’entourage du président de Djibouti, Ismaïl Omar GUELLEH, au pouvoir depuis vingt ans. Cette plainte est enregistrée auprès du PNF de Paris sous le numéro 18 291 000 630

Faits historique de la plainte.

L’UDDESC, une ONG djiboutienne crée en décembre 2005 et déclarée au conseil économique des Nations unies, avait débuté les travaux de la plainte en question avec des personnalités et organisations djiboutiennes qui étaient motivées de porter l’affaire devant les instances judiciaires occidentales (France, Suisse, Belgique, Canada, USA).

Tout ce beau monde s’était retiré l’affaire quand monsieur Abdourahman Mohamed Mahamoud Boreh s’est mêlé dans le dossier. Un groupe avait accepté de continuer le dossier avec monsieur Boreh est ils ont créé le Collectif européen de la diaspora djiboutienne (CEDD).

Bien que la présence de monsieur Boreh dans cette affaire inquiétait plus d’un, nous espérions que l’implication de Sherpa serait un levier de sécurité contre les démarches des accusés qui tentent depuis le début, moyennant des pots-de-vin, à saboter le dossier.

Ce que nous craignions est arrivé le 13 novembre 2019. Le président du Collectif européen de la diaspora djiboutienne (CEDD), monsieur Ainan Sougueh Egueh, avec la complicité d’un autre membre du Collectif, Mohamed Ahmed Abdillahi, a adressé au cabinet Bourdon & Associés une demande de retrait de la plainte sur les biens mal acquis engagée contre l’entourage du président de Djibouti. Il n’y a jamais eu de conseil d’administration du collectif qui a décidé le retrait de la plainte.

C’est messieurs Ainan Sougueh Egueh et Mohamed Ahmed Abdillahi, en échange des pots-de-vin, qui ont trompé tout le monde et sans oublier que le chef d’orchestre est monsieur Boreh.

Vu que depuis l’été 2019, les petites mésententes qui existaient entre messieurs Ismaël Omar Guelleh et Abdourahman Boreh, ce dernier a promis à son ami Guelleh de l’aider sur plusieurs affaires qui le dérangent beaucoup dont le retrait de la plainte susmentionnée.

En droit.

Au vu de la loi française, les plaignants peuvent retirer la plainte à tout moment par une simple lettre signée comme celle du Collectif européen de la diaspora djiboutienne daté du 13 novembre 2019, mais le procureur dispose seul du pouvoir d’apprécier l’opportunité de lancer des poursuites à l’égard de la personne soupçonnée d’avoir commis une infraction. Il conserve ce pouvoir quelle que soit l’attitude de la victime à l’égard de l’auteur supposé des faits, et peut donc décider de ne pas arrêter les poursuites malgré le retrait de la plainte.

Vu que cette affaire concerne tous les djiboutiens et qu’il est question des biens de la nation djiboutienne, nous vous sollicitons, Monsieur le Procureur, la poursuite du dossier parce que l’UDDESC, avec les concours des autres organisations et personnalités djiboutiennes, prépare de déposer une nouvelle plainte.

Sachant bien que le dossier est bien garni grâce au travail de fourmi des limiers de la justice française, réalisations que les djiboutiens vous seront toujours reconnaissant, nous nous efforcerons de rajouter nos maigres contributions au dossier avec la plainte que nous comptons déposer bientôt.

Au-delà de l’Europe, nous préparons aussi la même plainte au Canada, parce que une personne mentionnée dans le dossier, en l’occurrence monsieur Yacin Aouled Farah, de doubles nationalités djibouto-canadien, est impliqué dans le blanchiment d’argent d’Al-shabab à Paris, au Canada et à Dubaï. Ce blanchiment d’argent d’Al-shabab impliqué aussi le ministre des finances djiboutien, Ilyas Moussa Dawaleh, le gouverneur de la Banque Nationale djiboutien et Salaam Africa Bank qui utilise des logiciels déjà utilisaient dans les banques soudanaises pour contourner les sanctions américaines.

Dans l’espoir d’une suite favorable à notre lettre, nous vous prions Monsieur le Procureur, d’accepter nos salutations respectueuses.

Fait à Genève, le 9/1/2020

                                                                                            Hassan Cher Hared

Secrétaire général de l’UDDESC et administrateur du site web HCH24.COM


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared