Djibouti/Chine : Il se murmure le projet d’un aérodrome pour la Force aérienne de l’armée populaire de libération de la Chine.

Djibouti/Chine : Il se murmure le projet d’un aérodrome pour la Force aérienne de l’armée populaire de libération de la Chine.

Ad

Le 1er aout 2017, l’armée populaire de libération chinoise (APL) ouvre sa première base militaire à l’étranger avec un effectif de 400 à 1500 soldats qui sera déployé aux portes de la Mer rouge. La cérémonie coïncidait avec le 90e anniversaire de la fondation de l’Armée chinoise. La Chine affirmait ainsi sa puissance sur la scène internationale en s’implantant militairement à un point stratégique mondiale. Ça fait partie de la réforme militaire d’ampleur, programmée par Xi Jinping dont le but opérationnel de la réforme est de permettre l’entraînement conjoint des différentes forces, mais de devenir aussi en 2049 une force de classe internationalise.

L’inauguration de cette base militaire était prévue de longue date. Pékin la présente comme un site logistique et de défense, et non comme un outil de combat.

Or, plusieurs activistes djiboutiens avaient prédit qu’il s’agit avant tout d’une stratégie d’occupation du terrain, orientée vers l’Afrique.

En 2022, soit 5 ans après son inauguration, les détails de la base figurent dans le rapport annuel du département américain de la Défense sur la Chine, qui est soumis au Congrès américain. Le rapport, publié dimanche 27 novembre 2022, intervient moins de quatre mois après que NDTV a publié des images satellites haute résolution de la base chinoise, avec un grand navire de débarquement de la marine chinoise au quai. C’est l’épine dorsale des forces d’assaut amphibies chinoises.

Le département américain de la Défense a signalé que la Chine pourrait se préparer à déployer des porte-avions et des sous-marins dans la région de l’océan Indien, sur sa base militaire de Djibouti. La Chine pourrait stationner des porte-avions, de grands navires de guerre et des sous-marins dans sa première base militaire à l’étranger à Djibouti, une décision qui aurait de profondes ramifications en matière de sécurité pour la marine indienne.

La mer est officiellement devenue le domaine de la projection militaire en 2015, lors de la publication du dernier Livre blanc de la défense chinoise qui liste la mer comme le domaine stratégique prioritaire, mais avec l’appui des autres forces de l’armée populaire de la libération chinoise, la marine peut être l’acteur de la projection internationale de la puissance militaire de la Chine.

La preuve, le rapport américain indique que « la marine de l’APL stationnée à la base de Djibouti dispose aussi des véhicules blindés à roues et de l’artillerie ». Ce qui prouve que l’armée de terre de l’APL peut aussi utiliser ou utilise déjà cette base militaire de Djibouti.

L’armée de l’air chinoise, force principale lors des combats aériens, est en charge de sauvegarder la sécurité de l’espace aérien et d’assurer la stabilité de la défense aérienne du pays. Elle se compose entre autres de troupes aériennes, de troupes terrestres, de défense aérienne, de troupes en charge des radars, de troupes de parachutistes, ou encore de troupes en charge du brouillage électronique.

Selon les exigences stratégiques relatives à l’équilibre offensif-défensif, l’armée de l’air a renforcé les travaux de mise en place du système de forces combattantes en se focalisant sur la reconnaissance, l’alerte, l’offensive aérienne, la défense antiaérienne, la défense antimissile et le transport stratégique.

Elle a également œuvré pour le développement des armements de pointe, tels que les avions de combat nouvelle génération, les nouveaux missiles sol-air ou encore les tout derniers radars. Les réseaux d’alerte, de commandement et de télécommunication ont été améliorés, au même titre que les capacités d’alerte stratégique, de dissuasion et de frappe aérienne à grande distance.

D’ailleurs, des sources proches du général de corps d’armée, Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major général des armées de Djibouti, ont informé à HCH24 qu’il se murmure depuis quelque temps au bureau militaire de la présidence de la République de Djibouti qu’il est fort possible qu’un aérodrome soit accordé à l’armée de l’air chinoise et à sa force de soutien stratégique (force stratégique de la guerre spatiale et de la cybernétique).

Le lieu cité pour accueillir le futur aérodrome de l’armée de l’air et de la force de soutien stratégique chinoises est la région d’Obock, juste en face du détroit de Bab el-Mandeb.

Pourquoi la région d’Obock ?

En janvier 2015, la société China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) a été retenue pour construire deux nouveaux aéroports en République de Djibouti.

Les contrats de constructions ont été signés le dimanche 18 janvier 2015 entre le ministre djiboutien du Budget de l’époque, Bodeh Ahmed Robleh, et le PDG de la CCECC, Zhou Tianxiang.

Le coût de ces deux aéroports est estimé à 600 millions USD. Leur entrer en service était prévu à partir de 2018.

L’aéroport « Al Haj Ahmed Dini », du nom du premier chef du gouvernement djiboutien, sera édifié sur un terrain près de l’archipel des Sept Frères, dans la région d’Obock, situé à environ 40 km au nord de l’actuelle base militaire de l’armée populaire de libération chinoise à la capitale de Djibouti. Il devrait être mis en service en 2017 et pourrait traiter un trafic de 767 400 passagers par an.

L’aéroport « Al Haj Hassan Gouled Aptidon », qui portera le nom du premier président de la République, sera construit dans la zone Bicidley, et accueillerait par an 1,5 million de passagers et 100 000 tonnes de fret aérien avec tout type d’avion commercial moderne. Il aurait dû entrer en service en 2018.

À l’époque, beaucoup des Djiboutiens se demandaient ce qui se cachait derrière ces deux projets d’aéroports alors que le premier aéroport du pays, Aéroport d’Ambouli, ne traite pas plus de 300 000 passagers et 12 000 frets par an.

Sans être totalement sûr, on peut dire aujourd’hui que ces deux projets étaient une couverture pour le projet d’aérodrome de l’armée de l’Air chinoise à Djibouti.

Si ce projet d’aérodrome de l’armée de l’air chinoise à Djibouti se confirme, l’armée populaire de libération chinoise deviendra la première force dans l’Océan indien et en Mer-Rouge.

De l’autre côté, ce mercredi 30 novembre 2022, à Khartoum, au cours de la 48e session ordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), les pays membres ont décidé de renforcer leurs partenariats avec la Chine, l’Iran et la Russie, en gardant à l’esprit que les 28 partenaires de l’IGAD sont principalement des pays occidentaux et deux organisations, l’Union européenne et la Ligue arabe.

C’est le président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, qui fait la promotion de l’intérêt politique que lui rapporte la base militaire chinoise à Djibouti, qui avait demandé à ce le projet des partenariats avec la Chine, l’Iran et la Russie soit ajouté à l’ordre du jour qui couvrait la sûreté et la sécurité dans les pays de l’IGAD, la lutte contre la sécheresse et la désertification et le règlement des conflits entre les pays.

À suivre…

Hassan CHER

Translation in English of the article in French.

Djibouti/China: There are whispers of an airfield project for the Chinese People’s Liberation Army Air Force.

On August 1, 2017, the Chinese People’s Liberation Army (PLA) opened its first overseas military base with a strength of 400 to 1,500 soldiers to be deployed at the gates of the Red Sea. The ceremony coincided with the 90th anniversary of the founding of the Chinese Army. China affirmed its power on the international scene by establishing a military presence at a strategic point in the world. This is part of the comprehensive military reform planned by Xi Jinping, whose operational goal is to enable the joint training of different forces, but also to become a world-class force by 2049.

The inauguration of this military base was planned for a long time. Beijing presents it as a logistical and defense site, not as a combat tool.

However, several Djibouti activists had predicted that it is primarily a strategy of occupation of the land, oriented towards Africa.

In 2022, five years after its inauguration, details of the base were included in the U.S. Department of Defense’s annual report on China, which was submitted to the U.S. Congress. The report, released Sunday, Nov. 27, 2022, comes less than four months after NDTV released high-resolution satellite images of the Chinese base, with a large Chinese Navy landing ship at the dock. It is the backbone of China’s amphibious assault forces.

The U.S. Department of Defense has reported that China may be preparing to deploy aircraft carriers and submarines to the Indian Ocean region at its military base in Djibouti. China may station aircraft carriers, large warships and submarines at its first overseas military base in Djibouti, a move that would have profound security ramifications for the Indian Navy.

The sea officially became the domain of military projection in 2015, when China’s latest defense white paper listed the sea as the top strategic domain, but with the support of the other forces of the Chinese People’s Liberation Army, the navy can be the actor in the international projection of China’s military power.

As evidence, the U.S. report states that « the PLA Navy stationed at the Djibouti base also has wheeled armored vehicles and artillery. This proves that the PLA Army can also use or is already using this military base in Djibouti.

The Chinese Air Force is the main force in air combat and is responsible for safeguarding the security of the airspace and ensuring the stability of the country’s air defense. It is composed of air troops, ground troops, air defense troops, radar troops, paratroopers and electronic jamming troops, among others.

According to the strategic requirements of the offensive-defensive balance, the Air Force has strengthened the work on the development of the fighting force system by focusing on reconnaissance, warning, air offensive, air defense, missile defense and strategic transport.

It has also worked on the development of advanced weapons, such as the new generation of combat aircraft, the new ground-to-air missiles and the latest radars. Warning, command and telecommunication networks have been improved, as have strategic warning, deterrence and long-range air strike capabilities.

Moreover, sources close to Lieutenant General Zakaria Sheikh Ibrahim, Chief of General Staff of the Armed Forces of Djibouti, have informed HCH24 that it has been whispered for some time in the military office of the presidency of the Republic of Djibouti that it is very possible that an airfield will be granted to the Chinese air force and its strategic support force (strategic force of space warfare and cybernetics).

The location cited for the future airfield of the Chinese air force and strategic support force is the Obock region, just across the Bab el-Mandeb Strait.

Why the Obock area?

In January 2015, China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) was selected to build two new airports in the Republic of Djibouti.

The construction contracts were signed on Sunday, January 18, 2015, between Djibouti’s then Minister of Budget, Bodeh Ahmed Robleh, and CCECC’s CEO, Zhou Tianxiang.

The cost of these two airports is estimated at 600 million USD. Their entry into service was planned from 2018.

The « Al Haj Ahmed Dini » airport, named after the first head of the Djibouti government, will be built on land near the Seven Brothers archipelago, in the Obock region, located about 40 km north of the current Chinese People’s Liberation Army military base in the capital of Djibouti. It is expected to become operational in 2017 and could handle 767,400 passengers per year.

The « Al Haj Hassan Gouled Aptidon » airport, which will be named after the first president of the Republic, will be built in the Bicidley area, and would handle 1.5 million passengers and 100,000 tons of air cargo per year with any type of modern commercial aircraft. It should have entered into service in 2018.

At the time, many Djiboutians wondered what was behind these two airport projects when the country’s first airport, Ambouli Airport, handles no more than 300,000 passengers and 12,000 freights per year.

Without being totally sure, we can say today that these two projects were a cover for the Chinese Air Force’s airfield project in Djibouti.

If the Chinese Air Force’s Djibouti airfield project is confirmed, the Chinese People’s Liberation Army will become the leading force in the Indian Ocean and Red Sea.

On the other hand, this Wednesday, November 30, 2022, in Khartoum, during the 48th Ordinary Session of the Ministers of Foreign Affairs of the Intergovernmental Authority on Development (IGAD), the member countries decided to strengthen their partnerships with China, Iran and Russia, bearing in mind that the 28 partners of IGAD are mainly Western countries and two organizations, the European Union and the Arab League.

It was the President of the Republic of Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, who is promoting the political interest of the Chinese military base in Djibouti, who requested that the project of partnerships with China, Iran and Russia be added to the agenda which covered safety and security in the IGAD countries, the fight against drought and desertification and the resolution of conflicts between countries

To be continued…

Hassan Cher


 Share
Ad
Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared

There are 15 comments for this article
  1. Pingback: Reba Fleurantin
  2. Pingback: Leandro Farland
  3. Pingback: Cory Chase MILFCity
  4. Pingback: Lila Lovely BBW
  5. Pingback: premium-domains-list
  6. Pingback: Essay writer
  7. Pingback: Assignment help
  8. Pingback: sleep aid. best sleep aid
  9. Pingback: valentines gift
  10. Pingback: Click Here
  11. Pingback: Click Here
  12. Pingback: Click Here
  13. Pingback: Click Here
  14. Pingback: Click Here
  15. Pingback: Click Here