Kenya : Nairobi compte développer les recyclages des déchets électroniques.
Alors que les Kényans jettent leurs vieux gadgets électroniques qui ne fonctionnent plus pour pouvoir acheter les dernières versions à la pointe, la demande de recyclage de ces gadgets pour récupérer les composants de valeur est en hausse.
La plupart des appareils électroniques contiennent une diversité de matériaux, dont des métaux pouvant être récupérés pour des utilisations futures.
La vice-directrice de l’Autorité nationale de gestion de l’environnement en charge de la sensibilisation aux questions environnementales, Betty Nzioka, a expliqué que les déchets électroniques offrent une immense opportunité économique au Kenya, les qualifiant même d' »exploitations minières urbaines ».
« Alors que les Kényans ont les yeux rivés sur les richesses souterraines, qu’ils sachent que dans les déchets électroniques, une opportunité lucrative s’offre à eux. Cette forme de métaux et autres composants précieux émanant des déchets électroniques méritent bien plus notre attention qu’ils n’en reçoivent », a déclaré Mme Nzioka.
Elle a ajouté qu’en recyclant les déchets électroniques, les gens protègent non seulement leur santé mais aussi l’environnement, tout en se faisant de l’argent.
Pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, la gestion durable des déchets électroniques peut lutter contre la pauvreté et créer des emplois verts dans le recyclage, le ramassage et la transformation des déchets électroniques.
D’après le PNUE, le Kenya produit plus de 17000 tonnes de déchets électroniques chaque année.
Pour le PDG de l’Institut kényan de Recherche et Développement industriel (KIRDI), Dr Charles Moturi, bien que les déchets électroniques représentent une menace sérieuse pour la santé humaine et environnementale s’ils ne sont pas bien traités, ils représentent également une opportunité économique importante s’ils sont bien pris en main.
Récemment, le KIRDI a organisé une grande conférence et une exposition sur les déchets électroniques pour explorer les nombreuses menaces et opportunités qu’offrent les déchets électroniques.
« Vu que les Kényans produisent des déchets électroniques à un taux élevé, l’industrie des déchets électroniques ne peut que croître et prospérer si l’environnement nécessaire est en place », a-t-il poursuivi.
Il existe actuellement deux entreprises de recyclage des déchets électroniques sous licence dans le pays: Waste Electrical and Electronic Equipment Centre (WEEE Centre) et East Africa Compliant Recycling.
Le nombre d’entreprises de recyclage ainsi que d’entreprises de ramassage, devrait augmenter dans un futur proche, car le traitement des déchets électroniques attire plus d’acteurs.
Mais, il existe de nombreux « recycleurs », dont le travail est de récupérer les éléments de valeurs des déchets électroniques avant de brûler le reste ou de le jeter.
C’est pourquoi les experts craignent que les déchets électroniques entre les mains des acteurs informels non seulement nuisent à la santé humaine et à l’environnement mais aussi ne privent ces déchets de leur valeur économique.
Share


Previous Article
Next Article
DJIBOUTI D’IOG : UN ÉTAT VOYOU !
Djibouti/Somalie : Y’aurait-il un nouveau Black Hawk Down en Afrique de l’Est ?
Djibouti : Le Directeur général de la Police nationale, le colonel Abdillahi Abdi Farah menace d’expulser de Djibouti les Issas…
Djibouti/Éthiopie : Le lieutenant Fouad Youssouf sous la maltraitance dans les geôles de la police politique de Guelleh depuis hier soir.
Djibouti/Paris : Le retrait de la plainte sur les biens mal acquis au centre des discussions secrètes entre Abdourahman Boreh et Ismaël Omar Guelleh.
Djibouti / Somaliland: Communiqué de PADD sur la déstabilisation de la Somaliland par Guelleh.
Somalie : La création des états somaliens de la Corne de l’Afrique est une option possible dans la nouvelle donne géopolitique de la région.
Non-Profit Organization Helps Stop Child Poverty