Djibouti : L’achat d’un hélicoptère sème la discorde entre le directeur de la police nationale et le chef de corps de l’Armée de l’Air Djiboutienne.

Djibouti : L’achat d’un hélicoptère sème la discorde entre le directeur de la police nationale et le chef de corps de l’Armée de l’Air Djiboutienne.

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Hélico d’Abdillahi Abdi

Le directeur de la police nationale djiboutienne, le colonel Abdillahi Abdi Farah, a acheté un hélicoptère à deux places assises à une société française. Cet hélicoptère sera équipé des caméras normales et aussi des caméras infrarouges. Il sera aussi équipé d’un mitraillasse de petit calibre.

Les caméras seront achetées avec l’hélicoptère, mais arrivé à Djibouti l’appareil sera pourvu des matériels high-tech de marque Huawei (caméras à détection thermique, caméra infrarouge, caméra normale avec précision laser, des brouilleurs d’onde, etc.).

Avant même d’arriver à Djibouti, l’hélicoptère est devenu une source de tension entre le directeur général de la police nationale djiboutienne et le chef de corps de l’armée de l’Air Djiboutienne.

Le colonel Wahib Moussa Qalinleh, chef de corps de l’Armée de l’Air djiboutienne, a informé au colonel Abdillahi Abdi Farah, directeur général de la police nationale djiboutienne, que l’hélicoptère doit être stationné dans la base de l’armée de l’Air djiboutienne, avoir l’autorisation de l’armée de l’Air pour survoler sur le territoire et les pilotes doivent avoir une licence de pilotage délivrait par une école reconnue.

Le colonel Abbdillahi Abdi fait semblant d’accepter les recommandations du chef de corps de l’armée de l’Air djiboutienne. Il déplace jusqu’à Paris avec lui deux pilotes de l’armée de l’Air djiboutienne pour calmer le colonel Wahib Moussa, mais Abdillahi Abdi amène aussi avec lui son fils qui est lieutenant de la police et son chauffeur qui est un cousin de son épouse.

Sans l’aval de la société française et sans informer le colonel Wahib Moussa Qalinleh, le colonel Abdillahi Abdi ordonne aux deux pilotes de l’Armée de l’Air djiboutienne d’épauler, pendant les deux semaines de la formation qui a commencé le 18/11/2019, son fils et son chauffeur sur le pilotage de l’hélicoptère. Les deux pilotes de l’armée de l’Air djiboutienne lui disent clairement que ses hommes ne peuvent piloter sans licence. Le colonel Abdillahi Abdi leur répond : « SVP ne me fatiguaient pas avec les formalités des blancs. Vous avez bien à Djibouti que des gens sans permis de conduire circulent dans la ville aux commandes des voitures 4×4, alors que mon fils et mon chauffeur se sont bien entrainé pendant des mois sur les jeux virtuels Miniheli et Aboard the Rafale.

De toute évidence cet hélicoptère est prévu d’arriver à Djibouti dans une ou deux semaines et dès sa réception le colonel Abdillahi Abdi Farah a décidé d’aménager une piste à l’académie de police de Nagad. Son fils et son chauffeur seront chargés de le piloter dans le cas contraire le colonel Abdourahman Aden Abdoulkader, l’homme d’Al-shabab en pose à Djibouti, lui a promis de recruter de Mogadiscio deux jeunes pilotes somaliens sachant qu’il n’y a pas d’école de pilotage à Mogadiscio.

Mais la question qu’on se pose déjà est : qu’est-ce qui le colonel Abdillahi Abdi veut filmer ou espionner avec un tel appareil pourvu des caméras chinoises high-tech ?

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared