Djibouti : nouveau article du code pénal d’IOG « soo jeede habeen naftisa uma daneeye »
En 1969, suite à l’assassinat du président Abdirashid Ali Shermarke, c’est grâce au coup d’État dont Mohamed Siad Barre a été l’artisan et l’exécutant avec des jeunes officiers que le pays bascule vers une dictature sanguinaire. Il instaure la deuxième République, décrète l’égalité des citoyens devant la loi en imposant à une société traditionnelle un système communiste. Il a développé un culte de la personnalité : de larges portraits le représentant sont installés dans la capitale Mogadiscio et en province, dont certains sont encore restés intacts 16 ans après sa chute.
Avec l’arrivé d’un vent de changement, la population commence à exprimer leur mécontentement devant le pouvoir tyrannique par des moyens pacifiques (chansons, théâtres, poésies, etc..) et s’en suit la révolté armée avec la naissance du SNM et de USC.
Dans la panique et craignant que la population tienne des réunions secrètes dans les villes et surtout la nuit, le régime invente des lois pénales les un aussi farfelues que les autre. L’un des articles le plus célèbre est : « soo jeede habeen naftisa uma daneeye ». Tous les personnes arrêtés en circulation dans les villes après 18 h du soir, ont été poursuivi sur la base de l’article précité avec à la clé 3 ans ou la prison à vie.
Le régime d’Ismaël Omar Guelleh vient de copier celui de Feu Mohamed Siad. La preuve, Me Zakaria a été arrêté, détenu et présenté à la justice pour avoir trop abusé des dispositions de l’article 12 du pacte internationale relatif aux droits civiles et politiques de l’ONU dont Djibouti est signataire.
Le conseil d’un autre grand avocat djiboutien : Djama Amareh Meidal
« Avis à tous les djiboutiens et djiboutiennes. Pour toute sortie dans une localité des régions de l’intérieur du pays, il pourra désormais vous être reproché d’avoir « entretenu des intelligences avec une puissance étrangère en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agression contre la République de Djibouti ». Fait puni de la réclusion criminelle à perpétuité (Article 135 du Code pénal). Mon Confrère et Ami Zakaria Abdillahi pourra aisément vous le confirmer. Au rythme ou vont les choses, il en sera prochainement de même pour tout déplacement d’un quartier à un autre de la capitale. »
Nous venons d’apprendre qu’un autre article biscornu est en gestation dans les majliis d’IOG sur les réunions. Tout sorte de regroupement de plus de 3 personnes sera poursuivi sur la base du nouveau article « propagateur des virus pour le compte de l’inconnu »
Ainsi, le régime d’Ismaël Omar Guelleh s’inquiète sérieusement du bien-être et de la santé de la population djiboutienne.
Hassan Cher


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