Djibouti : le régime prétend combattre l’inflation par la répression des commerçants
Les pouvoirs publics mèneront une lutte inlassable contre les commerçants fauteurs d’inflation artificielle de produits alimentaires de première nécessité, a déclaré mardi le ministre djiboutien du Budget, M. Bodeh Ahmed Robleh.
« Depuis la crise alimentaire de 2008, les denrées alimentaires de première nécessité (riz, sucre, lait, huile) importées sont exemptées de toutes taxes (TIC, TVA) afin d’atténuer les répercussions de l’inflation des cours mondiaux sur nos marchés et nos populations les plus défavorisées. Mais force est de constater amèrement que les commerçants djiboutiens n’ont pas toujours été de la partie et n’hésitent pas à créer une inflation injustifiée au niveau des prix de ces denrées et à affecter le pouvoir d’achat de la population », a-t-il dénoncé.
M. Bodeh a précisé par ailleurs que l’Etat djiboutien perd annuellement l’équivalent de 1 milliard fdj en recettes en appliquant à ces produits un taux zéro.
« Il est donc inadmissible que certains opérateurs de la place puissent tirer profit à la fois sur le dos de l’Etat et sur celui de nos concitoyens en créant et maintenant de manière artificielle une inflation portant préjudice aux conditions de vie de ces derniers et à la paix sociale. Les pouvoirs publics mèneront donc une lutte inlassable contre ces commerçants peu scrupuleux », a-t- il martelé.
Le ministre djiboutien du Budget a indiqué également que les services du ministère du Commerce et ceux de la direction des Douanes vont renforcer leurs contrôles sur le terrain et multiplier les opérations pour préserver les intérêts vitaux des consommateurs et traquer sévèrement ceux qui s’adonnent à ces pratiques déloyales et dépourvues de tout sens de solidarité.
Selon le haut responsable politique, ces contrôles porteront aussi bien sur les pratiques d’affichage des prix dans les lieux de vente et le respect des prix affichés qu’au niveau des stocks en magasin pour dissuader les pénuries provoquées.
La panoplie des sanctions est large et peut aller des amendes infligées jusqu’à la suspension de la patente en cas de fraudes répétées, a-t-il prévenu.


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