Afrique de l’Est/ONU : Kenya veut inclure Al-Shabab sur la liste des organisations terroristes et Ismaël Omar Guelleh s’y oppose à travers…

Afrique de l’Est/ONU : Kenya veut inclure Al-Shabab sur la liste des organisations terroristes et Ismaël Omar Guelleh s’y oppose à travers…

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En juin 2020, le Kenya est devenu membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour les années 2021 à 2022, à la suite des élections organisées par l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU) et le 1er janvier 2021, le Kenya a officiellement occupé son siège en tant que membre non- permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies à New York. C’est un retour de bienvenue à une position que le pays occupait pour la dernière fois il y a plus de 20 ans au sein du puissant organe.

Le Kenya a l’occasion de démontrer son leadership de l’Afrique de l’Est, de la Corne de l’Afrique, du continent et du tiers monde dans les relations internationales. Depuis le centre de la prise de décision à l’ONU, il peut désormais relayer les préoccupations des pays en développement sur la sécurité internationale, en particulier le terrorisme, qui continue de poser une menace sérieuse, et la lutte contre les épidémies. Nairobi a pour objectif d’inclure le groupe « Al-Shabab » sur la liste des organisations terroristes aux Nations Unies (ONU). Cela permettrait une action mondiale pour éradiquer ce mouvement, responsable de nombreuses attaques en Somalie et au Kenya. Ce projet de Nairobi qui compte inclure Al-Shabab sur la liste des organisations terroristes aux Nations Unies n’est pas du coût de tout le monde en Afrique de l’Est. Le président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, qui a des liens cachés avec cette organisation terroriste a activé des lobbys afin de contrecarrer le projet précité de Kenya.

Le Kenya sera également jusqu’en 2022 membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Selon le secrétaire du Cabinet des Affaires étrangères, Raychelle Omamo, cela démontre « les capacités et le leadership du Kenya à défendre les intérêts du continent ».

Dans son nouveau rôle à l’ONU, le Kenya devrait aider à construire des ponts et à renforcer la paix et la sécurité. Il doit également rallier pleinement l’unité dans la lutte contre le terrorisme, autonomiser les jeunes et les femmes et soutenir les réponses humanitaires aux crises. Les autres questions clés sont le changement climatique, les libertés civiles, la justice et le développement durable.

Cependant, le retour du Kenya à l’organe clé de l’ONU intervient à un moment où la constitution même de cette organisation mondiale doit également être revue. Le rôle du veto devrait être réévalué et soit élargi, soit réformé pour refléter une représentation et un exercice du pouvoir plus égaux. Le monopole du droit de veto est une négation de l’esprit de progrès et de démocratisation par l’ONU.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared