Djibouti: Communiqué du CDDPEN « Comme on s’attendait la machine folle est passée à l’action. « 

CNDDPENDjibouti, le 9 décembre 2013

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU CDDPEN

« C’est le malheur des temps que les fous guident les aveugles » William Shakespeare

 

Comme on s’attendait la machine folle est passée à l’action. Plus d’une centaine des personnes ont été radiées depuis septembre 2013. Aucune procédure administrative n’a été respectée dans  cette extravagante décision. Les radiations et les révocations se font par voie de presse en violation de toutes les procédures.

Pour les personnes se trouvant physiquement à l’étranger, la radiation est compréhensive et logique même si toutefois certaines questions interpellent notre conscience collective. Comment se fait-il que toutes ces personnes percevaient-elles encore un salaire alors qu’elles n’étaient pas en service ? Qui les protégeait ? Comment se fait-il que jusqu’à présent aucune enquête administrative et  indépendante n’ait pas été saisie ? Pourquoi les vrais responsables de ces détournements des deniers publics ne sont-ils pas inquiétés ? En effet, payer des hommes ou des femmes qui ont choisi pour la plupart de se constituer des refugiés alimentaires en Europe ou en Amérique relève de la corruption.

Et la semaine dernière, l’absurdité administrative est encore montée d’un cran. Un autre groupe d’instituteurs et professeurs se sont vu leurs salaires mensuels d’octobre 2013 bloqués au niveau Trésor National. Un coup de force diligenté par le Ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle et au cela au détriment du droit législatif et de la coordination des services publics dont l’amorce des réformes administrative « du fichier unique » est pourtant entamée depuis quatre ans. Des manières d’agir qui relèvent de la délinquance administrative.

Ces dérives institutionnelles ne font que reculer l’émergence du respect des droits de l’Homme dans notre pays. Peut-on rester insensible quand certains se permettent d’utiliser la légalité et les textes de la République comme des serpillières?

Pour ce qui nous concerne, nous ne perdons pas espoir. Nous avons saisi plusieurs institutions et soumis nos doléances légitimes à trouver une solution juste et équitable face à ces situations morbides de mutations abusives, de percussions des leaders syndicaux et politiques…. Nous sommes convaincus que notre démarche est la bonne et nous continuerons à agir ainsi avec cette profondément conviction qu’il reste encore dans ce pays des hommes et des femmes conscients de la dangerosité d’une telle dérive. Nous remercions le Ministre du Travail et de la Réforme Administrative ainsi que le Médiateur de la République pour leur disponibilité et leur écoute sincère.

Le collectif espère avoir prochainement une réponse positive à leur requête auprès du Premier Ministre.

Pour sauver l’avenir de nos enfants, il est temps d’agir car demain il sera trop tard.

Unis plus que jamais pour une école et un avenir meilleurs.

 

                                                                                            Le porte-parole du collectif

                                                                                              Abdillahi Adaweh Mireh

 

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