Ethiopie : L’armée éthiopienne massacre ce matin des civiles de la tribu Issa à 200km d’Addis-Abeba

Massacres de l'armée éthiopienneLa semaine dernière le Ministre des Affaires fédérales, M. Shiferaw TEKLEMARIAM, un tigréen, s’était déplacé à Dire-Dawa, la deuxième capitale de l’Ethiopie, pour rencontrer l’Ugaas et le sénat clanique de la tribu Issas.

L’émissaire d’Addis-Abeba a recommandé à ceux derniers de signer un document dans lequel ils reconnaissaient la séparation des villes et villages de Cadaytu, Madane, Gadhmadaw et Xundhufo de la région Somali d’Ethiopie. Bien qu’il ait récolté un refus de la part des dirigeants de l’ethnie Issa, le Ministre des Affaires fédérales, M. Shiferaw TEKLEMARIAM, a ordonné à l’armée éthiopienne de chasser l’administration somalie des villes et villages précitées et de tirer à balle réel en cas de protestation de la part de la population.

Dès le premières réactions de la population, l’armée avec pour mission de procéder à un nettoyage ethnique en règle visant à déplacer par la force les paisibles populations civiles issas comment à utiliser armes légers et lourds contre les civils.

Cette politique de la terreur et de la terre brulée a fait ce matin 3 blessés graves et des décès du côté de la population civile Issa à la localité de Gadhmalow dont des femmes et des enfants.

Depuis ce matin un appel à la mobilisation a commencé sur l’axe Djibouti – Ethiopie et beaucoup des jeunes demandent la préparation d’une rebellion armé. Ce soir le nom de guerre qui circule le plus dans la deuxième capitale de l’Ethiopie, à Dire-Dawa, est « Front de Libération de Sitti ». Après Le Front de libération Oromo, Front national de libération de l’Ogaden, The Afar Liberation Front, etc.., c’est le tour de la Tribu Issa de lancer leur rébellion contre le régime  sanguinaire de l’Éthiopie.

Des personnalités politiques éthiopiens et des jeunes universitaires dénoncent depuis longtemps la politique communautaire du régime éthiopien et déclarent même que sa gestion hasardeuse et répressive de la politique intérieure est un risque pour la stabilité de la région de la Corne d’Afrique.

« Trop des répressions ne feront qu’inciter les populations victimes à se défendre et ainsi à s’équiper. Une telle escalade de la violation aura un impact négatif sur le développement, l’essor de l’économie, la sécurité, et l’échange entre les régions et les peuples. »

Hassan Cher

 

 


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