Djibouti : Guelleh, président tribaliste ou maniaque obsédé par les affrontements interclaniques ?

IOG- sous la vengeance

 

 

 

 

 

 

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels
UDDESC
&Civils et Politiques
Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

 Réf. : 05/C/AN2015

Suite aux affrontements interclaniques du samedi 10 octobre 2015 dans les quartiers Hayabley de la commune de Balbala qui avaient opposés le clan du président Guelleh, le Mamasan, et l’autre clan issa, Odahgobe, ce dernier a eu la visite des sages mamasans que Saad Omar Guelleh et Le commandant de la Garde Républicaine(GR), le colonel Mohamed Djama Doualeh avaient sélectionné en fonction de leur degré de collaboration avec le régime clanico-mafieux de Guelleh.

La réunion précitée avait lieu au palais présidentiel et a regroupé Ismaël Omar Guelleh, Saad Omar Guelleh, Mohamed Djama Doualeh et des vieux de l’ethnie Mamasan. Il a été décidé au cours de la réunion de venger le clan en faisant usage des moyens étatiques qui sont aujourd’hui totalement dans les mains d’un seul homme, Guelleh, président de la république et chef du clan Mamasan.

Le lendemain, Saad Omar Guelleh, frère du président Guelleh, et le commandant de la Garde Républicaine(GR), le colonel Mohamed Djama Doualeh, ont rendu visite au colonel Abdillahi Abdi Farah, directeur général de la police, afin de lui exposer l’ordre du président Guelleh et la manière de l’exécuter.

Le colonel Abdillahi Abdi Farah, directeur général de la police, accompagné du frère du président de Djibouti, Saad Omar Guelleh, se déplace à deux reprises dans les quartiers Hayabley de la commune de Balbala et tentent d’obliger les dirigeants de la cellule Hayabley de la plateforme de l’ethnie Odahgobe à se présenter devant la télévision nationale-  RTD, le jeudi 22 octobre 2015, pour reconnaître leur faute en public et s’excuser auprès de l’ethnie du président Guelleh en général et au passage le Boss lui même.

Mais, les dirigeants de la cellule Hayabley de la plateforme de l’ethnie Odahgobe rejettent les recommandations du colonel Abdillahi Abdi. Confronté  d’un coté à la colère de Guelleh et de l’autre de la ténacité des dirigeants de la cellule de Hayabley, le directeur général de la police adresse aux odahgobes des quartiers Hayabley des menaces des arrestations, emprisonnements et licenciements pour raison d’Etat.

Dans le but de comprendre la position des odahgobes, nous avons joint au téléphone trois sages résident dans deux communes de Djibouti-ville et l’interview s’est passé comme suit :

Hch24 : « pourquoi avez-vous refusé de passer à la télévision de l’état – RTD – suite à la demande du président Guelleh ? »

Trois sages odahgobes : « passer à la télévision et s’excuser est une autoaccusation tacite qui ouvrira droit à l’ethnie Mamasan d’engager des poursuites judiciaires et des répressions au régime de Guelleh. »

Hch24 : «  mais si le directeur général de la police nationale met à exécution ses menaces que comptez-vous faire ? »

Trois sages odahgobes : «  la défense est un droit reconnu tant dans les droits modernes que par la loi de la jungle. »

Dans la crainte d’un échec du projet du président Guelleh, le directeur général de la  police, le frère du président et le commandant de la Garde Républicaine(GR) se retrouvent dans une séance d’échange d’idée. « le plus intelligent de trois« , le colonel Mohamed Djama Doualeh de la garde républicaine propose l’idée de faire intervenir dans l’affaire le jeune ministre de l’éducation, Djama Elmi Okieh. D’après Mohamed Djama Doualeh, il doit s’arranger à faire passer à la télévision des sages de l’ethnie Saad-Moussa qui sont de toute façon les frères des Yonis-Moussa.

De la philanthropie au sectarisme clanique, Guelleh progresse dans le développement du chaos.

Hier le régime avait mystifié les afars et manipulait la population somali afin que cette dernière leurs fasse la guerre. S’en est suivi les hostilités entre Gadaboursis et Isaak que des éléments du régime déclenchaient sur ordre de la présidence.

La police politique avait plusieurs fois crée des tensions entre Fourlaba et Odahgobe à Ali-SAbieh, entre Ourweyne et Fourlaba à Djibouti-ville, entre Horone et Fourlaba dans différentes localités du pays. En dégringolant sur  l’échelle de la médiocrité, le président Guelleh a presque touché le fond cette fois en déclenchant une guerre entre deux Eeleye, c’est-à-dire Mamasan et Odahgobe.

Guelleh va toujours vers le pire. Temps qu’on le laissera aller seul, la nation va vers la destruction du faible et du précieux en nous.

Un proverbe latin de 1757 dit : « Commander les autres quand on ne sait pas se commander à soi-même est une folie. »

À suivre…

Les liens des précédents articles traitant les mêmes sujets :

1 – http://www.hch24.com/actualites/07/2015/djibouti-affrontement-inter-clanique-programme-et-etat-durgence-sur-le-pays-le-projet-diog-pour-une-presidence-2016-sans-election/

2 – http://www.hch24.com/actualites/09/2015/djibouti-ismael-omar-guelleh-persevere-dans-son-projet-daffrontement-interclanique/

3 –http://www.hch24.com/actualites/10/2015/djibouti-des-son-retour-au-pays-guelleh-met-en-execution-son-projet-machiavelique-daffrontement-interclanique/

Fait en Suisse, le 21/10/2015                                                               Hassan Cher Hared

                                                                                                Secrétaire général de l’UDDESC    


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