Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

iog et mohamed djama - affrontements interclaniques

 

 

 

 

 

 

 

 

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels

 

UDDESC
&Civils et Politiques
Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

 

Réf. : 04/C/AN2015

 

Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Un mineur odahgobe, dont sa famille réside au quartier Hayabley – secteur 5, de la commune de Balbala, s’est rendu comme d’habitude dans une boutique voisine à leur maison pour acheter de l’huile de cuisine pour sa mère. La famille propriétaire de la boutique, proche cousin de Guelleh, traite l’enfant de « BOKO-HARAM ». L’enfant leur demande la raison pour laquelle il se fait insulter. La famille mamasan lui répond : « ton clan tient de réunion pour se montrer mais ce pays est dans notre main et nous vous chasserons comme Boko-haram si les odahgobes n’arrentent pas leurs réunions. »

Le mineur odahgobe rétorque : «  comment vous pouvez insulter ma tribu alors que vous êtes les femelles des gadaboursis à Lughaya. »

L’enfant revient chez lui et informe ses parents de l’incident. Le père du jeune odahgobe et des vieux proches rendent visite aux sages de la tribu mamasan afin de remédier l’affaire par le dialogue. Les sages mamasans répondent qu’ils feront de leur mieux pour calmer la situation. Le lendemain matin, trois hommes majeurs de la tribu mamasan font un guet-apens au petit odahgobe sur le chemin de l’école et ils lui infligent des blessures légères.

Le père de la jeune victime et ses oncles rendent visitent aux sages mamasans du quartier pour avoir des explications et payer les frais nécessaire à la réparation du dommage corporel conformément au Xeer-Issa. Les sages mamasans prétendent n’avoir aucun lien avec cette affaire et mettent la responsable sur des voyous fictifs.

Les parents de la jeune victime  ont ciblé celui de trois agresseurs qui avaient porté la main sur le petit et des cousins proches du jeune odahgobe lui ont infligé les mêmes blessures.

Les sages mamasans qui avaient rejeté la responsabilité de l’agression du mineur odahgobe menacent de se venger.  Les sages mamasans tiennent une réunion avec le Générale Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, un mamasan comme Guelleh.

La situation reste calme pendant quelque jour mais la soirée du samedi 10 octobre 2015 vers 19h à l’heure de Djibouti une centaine d’homme mamasans armés des barres de fer, des cailloux, des couteaux et des machettes s’en prennent à des maisons odahgobes spécialement énumérés dans une liste préparée dans les locaux de la police politique du régime de Guelleh.  Beaucoup des témoins neutres ont reconnus dans les miliciens qui ont été derrière l’attaque clanique de la nuit des membres de la garde républicaine.

Les familles victimes alertent leurs proches et une riposte s’organise en moins de 10min. les milices sont pourchassées et certains se réfugient dans des maisons mamasans à Balbala et d’autres à la caserne de général ZAKARIA, caserne Sheikh Osman à Balbala.

Le matin du dimanche 11 octobre 2015 c’est l’alerte totale chez les odahgobes qui commencent à louer des bus dans toutes les régions Sud du pays mais les dirigeants de la plateforme odahgobe, informée entre temps, ordonne au clan de se calmer, stoppe ce mouvement et évite pour l’instant la généralisation des affrontements interclaniques de Balbala.

Les douze sages issa de l’oued d’Ambouli  connu sous le sobriquet « les douze salopards » interviennent à leur tour et recommandent au deux clans d’arrêter les hostilités le temps d’organiser une assise.

les premières informations crédibles que nous avons eu nous apprennent que ses affrontements ont occasionné 40 blessés, 3 maisons détruites, des dommages matériels  importants (la razzia dans des boutiques) et exodes des populations dans certains quartiers de la capitale chez les mamasans et 9 blessés chez les odahgobes avec des dégâts matériels dans des habitations.

Des hauts responsables proches du régime de Guelleh qui nous ont contactés affirment aussi aujourd’hui  à l’idée qu’IOG est derrière ses affrontements interclaniques parce que pour eux autant de coïncidence sont surprenant dans cette affaire. Ils ont rajouté craindre que les affrontements se répètent avec des conséquences plus graves.

Des autres contacts qui nous ont interpellé  de Dire-Dawa, en Ethiopie, nous ont appris l’existence de 37 conteneurs bourrés des armes à feu légers et des armes blanches entreposées dans les casernes de la garde républicaine dirigée par le cousin de Guelleh, Le commandant de la Garde Républicaine(GR), le colonel Mohamed Djama Doualeh. Ces mêmes contacts de Dire-Dawa nous apprennent  aussi que les odahgobes de l’Ethiopie sont prêts à y  répondre par les armes à la « milice de Guelle » camouflée sous le nom de garde républicaine.

Autre part, en Somaliland aussi la tension est montée d’un cran entre les mamasans et les odahgobes, où il est possible que des affrontements se déclarent sans crier gare.

Affaire à suivre…

Fait en Suisse, le 11/10/2015                                                               Hassan Cher Hared

                                                                                              Secrétaire général de l’UDDESC           

Dans deux précédents articles, nous avions exposé comment Guelleh préparait des affrontements interclaniques :

1 – http://www.hch24.com/actualites/07/2015/djibouti-affrontement-inter-clanique-programme-et-etat-durgence-sur-le-pays-le-projet-diog-pour-une-presidence-2016-sans-election/

2 – http://www.hch24.com/actualites/09/2015/djibouti-ismael-omar-guelleh-persevere-dans-son-projet-daffrontement-interclanique/

                                                                         


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