Djibouti : La soif, arme de répression de masse de prédilection d’Ismaël Omar Guelleh

Après le lait «  Cano Qasab » c’est l’eau qui commence à être privatisé pour des sociétés de la famille de Guelleh. Depuis deux semaines, le pays en général et la commune de Balbala en particulier manque d’eau.

Certains disent que l’Ethiopie a suspendu l’eau provenant de l’Éthiopie mais d’autres disent que c’est Guelleh qui a suspendu l’eau courante pour envoyer une mise en garde à ce qui compte pousser le peuple à la révolte contre la mal gouvernance et le projet de retenu de 10% sur le maigre salaire des travailleurs djiboutiens.

L’ONEAD Reste muette et ne donne aucune explication sur la pénurie d’eau et les forages nationaux qui alimentaient d’habitude la commune de Balbala ont été vendus à un franc symbolique à des proches d’Ismaël Omar Guelleh ayant des petites unités d’embouteillages des eaux par le ministère de l’agriculture. Ces sociétés qui tiennent en otage les puits d’eau creusés avec les impôts du peuple djiboutien, la mafia de l’eau, se sont donné les noms de Bio, Vitall, etc. un de ces embouteilleurs d’eau public  est installé entre l’entrée et le collège du quartier de Barwaqo. Il achemine l’eau à l’aide d’un camion-citerne jusqu’à son usine achetée avec les deniers publique. C’est Un Mamasan/Issa proche cousin de Guelleh arrivé au pays dans les années 90. 

La discrimination d’accès à l’eau entre les quartiers des barons du régime de Guelleh et les quartiers populaires est flagrante. Par exemple à Hayabley, la rotation est une fois tous les 3 jours pour chaque famille et la distribution d’eau se déroule entre 3H et 4h du matin.

C’est une manière préméditée d’affaiblir la population. Il manque d’eau, de sommeil, de salaire, de soins fiable, de sécurité, d’administration en un mot de tous. 

Le projet d’adduction d‘eau de Hadhagale, l’Éthiopie, est un fiasco total, les 300 millions de dollars empruntés pour le projet précité est un conte de fée.

La pénurie d’eau voulu par Ismaël Omar Guelleh est un arme de destruction massive pour son régime qui avec ce forme de répression réduit d’une manière importante la capacité de réaction du peuple mais cette situation de pénurie préméditée est une violation flagrante des droits internationaux :

la reconnaissance du droit à l’eau par l’ONU En résumé :

·         le droit à l’eau (comportant le droit à l’assainissement) constitue un droit de l’Homme

·         il est indissociable des droits à la vie, à la dignité et des autres droits de l’Homme

·         il a été reconnu expressément par diverses conventions internationales (droits des enfants, des femmes, des prisonniers, des handicapés)

·         il doit être reconnu expressément pas les Etats

·         il doit permettre de répondre aux besoins fondamentaux d’un être humain

·         il vise à pour fournir une eau potable et des services d’assainissement qui soient accessibles et abordables pour tous

·         les plus démunis, les populations défavorisées doivent bénéficier, sans discrimination et en prenant en compte leur situation, ce qui peut impliquer (rapport Albuquerque et Guissé) la gratuité

·         les Etats doivent mettre en œuvre les moyens législatifs, règlementaires, mais aussi techniques et financiers pour répondre à la mise en œuvre de droit de l’Homme

Hassan Cher


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