Djibouti: Le président de l’ODDH victime d’une interdiction de voyager avec confiscation du passeport

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le président de l’ODDH victime d’une interdiction de voyager avec confiscation du passeport

Mail :oddh.djibouti@gmail.com
Compte Twitter : @oddh_djibouti


Djibouti, le 15 août 2014

Article 13
Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. (Déclaration universelle des droits de l’homme)

Article 12 :
Quiconque se trouve légalement sur le territoire d’un Etat a le droit d’y circuler librement et d’y choisir librement sa résidence.
2. Toute personne est libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien. (…) (Pacte de 1966 sur les droits civils et politiques)

Article 14 :
« Tous les citoyens de la République ont le droit de se déplacer et de se fixer librement sur toute l’étendue de la République. Ce droit ne peut être limité que par la loi. Nul ne peut être soumis à des mesures de sûreté, sauf dans les cas prévus par la loi. » (Constitution Djiboutienne)

Ce vendredi 15 août 2014 vers 14h30, Farah Abdillahi Miguil, président de l’Observatoire Djiboutienne pour la promotion de la Démocratie et des Droits Humains (ODDH), s’est vu notifier verbalement une interdiction de voyager avec confiscation du passeport par la Police de l’immigration.

Le président de l’ODDH devait quitter Djibouti pour Washington via Dubai pour participer au programme de Leadership pour les Visiteurs Internationaux du 16 août au 6 septembre 2014 sur le thème « Transparence et bonne gouvernance aux États-Unis ». Il a été invité par le gouvernent des Etats-Unis.

Il s’agit de la nième personne que le pouvoir empêche de quitter le territoire national depuis la crise politique du 22 février 2013 et ainsi faire valoir une restriction sur la liberté de circulation et cela en dépit des droits universels et constitutionnels.

L’ODDH condamne et dénonce ces violations répétées de la liberté de circulation et exige la restitution du passeport confisqué.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

L’ODDH appelle au pouvoir public à la libération de tous les prisonniers politiques et à l’ouverture d’un dialogue politique respectueux et équitable pour sortir de la crise sans précédent.

L’ODDH appelle à la mise en place des reformes démocratiques pour poser les jalons d’un véritable Etat de droit.

L’ODDH appelle à la Communauté Internationale et à tous les citoyens Djiboutiens à œuvrer en faveur d’une société démocratique et pacifique, dans laquelle les droits humains seront respectés.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice.
Le Président de l’ODDH
Farah Abdillahi Miguil


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