Djibouti / Éthiopie : Ismaël Omar Guelleh et Hailemariam Desalegn ont fustigé l’Érythrée au cours de leur rencontre de ce samedi

Hailemariam Desalegn - Ismael Omar GuellehDjibouti et l’Éthiopie ont accusé ce samedi l’Érythrée de compromettre la stabilité régionale.

« L’Érythrée déstabilise la paix et la sécurité dans les pays de la région, y compris Djibouti, » a dit le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.

« Nous avons convenu que les sanctions resteront en vigueur sur l’Érythrée, » a-t-il dit.

Pour sa part, Desalegn, qui est arrivé à Djibouti tôt ce samedi lors d’une visite spéciale, a déclaré que les deux pays vont s’unir pour défendre leurs frontières.

« L’Éthiopie est prête à défendre et sauvegarder les frontières communes Ethio-Djibouti « , a-t-il dit. « Nos responsables de la sécurité vont discuter sur cette question et finaliser une position commune. »

Djibouti et l’Érythrée se sont engagés dans deux conflits frontaliers au cours des dernières années.

Éthiopie et l’Érythrée, quant à lui, mené une guerre de deux ans sur un triangle des frontières en 1998.

« La communauté internationale est en train de perdre espoir qu’il n’y a pas un changement de comportement de la part de l’Érythrée, nous demandons à la communauté internationale de prendre des mesures proportionnelles contre l’Érythrée », a déclaré Desalegn.

Cette inquiétude de mettre en place des forces communes afin d’assurer la sécurité dans les frontières communes de l’Éthiopie et Djibouti a pris de l’importance depuis que l’ L’ARDUF (Afar Révolutionnaire Démocrate Uni Front), une rébellion afar qui réside en Érythrée et combattant le régime éthiopien menace de s’en prendre aux axes vitaux de l’économie de l’Éthiopie. Les objectifs principaux visés sont le chemin de fer et la route qui vont de Djibouti à Addis-Abeba. Cette rébellion, militant pour les intérêts du peuple Afar d’Éthiopie, vise spécialement l’Éthiopie et non directement la république de Djibouti (prochainement un article sur cette affaire).

Mais, comme toujours le régime mafieux de Djibouti dirigé par Ismaël Omar Guelleh trouve dans l’inquiétude éthiopienne son compte. Il pourra manipuler l’Éthiopie, comme toujours, avec les accusations fabriquées par la police politique djiboutienne afin de casser la lutte pour la démocratie de l’opposition Djiboutien. La preuve en Octobre 2013 à la veille du jour de l’accueil sur son sol de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE, l’Éthiopie a arrêté et extradé vers Djibouti une délégation de l’USN. Un acte inadmissible qui a mis à jour la complicité de l’État éthiopien dans la répression menée à Djibouti par un régime de Guelleh de plus en plus clairement condamné par la communauté internationale (http://www.hch24.com/actualites/11/2013/djibouti-lethiopie-arrete-et-extrade-vers-djibouti-les-membres-dune-delegation-officielle-de-lusn/).

Hassan Cher

 

 

 


 Share

Share this post:

Recent Posts

Comments are closed.