Djibouti/somalie : Quel lien y a-t-il entre l’attentat terroriste de l’hôtel Élite et l’explosion de la ville d’Obock ?

Djibouti/somalie : Quel lien y a-t-il entre l’attentat terroriste de l’hôtel Élite et l’explosion de la ville d’Obock ?

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Ismael Omar Guelleh – Terrorisme

L’attentat terroriste à Mogadiscio, en Somalie.

Vingt personnes ont été tuées le dimanche 16 aout 2020 après que le groupe terroriste armé somalien, Al-Shabab, ait attaqué un hôtel en bord de mer à Mogadiscio, la capitale somalienne.

Les terroristes d’Al-shabab ont fait exploser une voiture piégée à l’hôtel haut de gamme, Hôtel Élite, sur la plage du Lido avant d’ouvrir le feu avec des fusils d’assaut. Le siège de l’hôtel avait pris fin après une fusillade de trois heures entre les combattants d’Al-Shabab et les forces de sécurité somaliennes.

Le général Yusuf Mohamed Siyad (Indha Adde) qui a occupé divers postes dans le pays a déclaré que l’attaque avait été facilitée, après un entretien avec Shabelle.

Indha Adde a déclaré dans l’interview que la voiture qui a explosé devant l’hôtel et les hommes qui s’y trouvaient avaient trouvé un soutien auprès d’une autorité pour se rendre à l’hôtel fortement gardé.

Il a également souligné qu’il y avait plusieurs points de contrôle sur les lieux de l’attaque, y compris des véhicules du gouvernement, soulignant qu’il n’était pas facile d’entrer.

Un haut responsable de la police somalienne qui a préféré garder l’anonymat a dit : « La voiture qui a explosé à l’hôtel Élite a été vue dans l’ambassade de Djibouti à Mogadiscio quelques jours avant l’explosion et l’enquête est diligentée d’une manière à ne pas directement incriminer la représentation diplomatique de Djibouti à Mogadiscio comme s’il y a eu un accord secret entre NISA et Djibouti. Il n’est pas exclu que la voiture appartînt à l’ambassade de Djibouti à Mogadiscio. »

Explosion à Obock, Djibouti.

Le soir du lundi 17 aout 2020 vers 23h, une explosion retentit dans la ville d’Obock, plus précisément dans la caserne de l’armée nationale djiboutienne située à 2 km au nord de la ville.

L’explosion a endommagé la toiture, les fenêtres et les plafonds des habitations de la ville d’Obock et toute la population de la ville est sortie dehors pour comprendre ce qui s’est passé.

Ce qui est surprenant, la marine djiboutienne qui a un quai d’attache au port d’Obock ainsi que le préfet de la ville n’ont pas eu le droit de s’approcher à la caserne pour voir la source de l’explosion et faire les premiers secours s’il y a des victimes. C’est des éléments de la garde côté envoyés de Djibouti qui ont eu accès au lieu de l’explosion et deux hélicoptères arrivés de Djibouti le matin.

Pourquoi donc une partie de l’armée djiboutienne et le plus haut fonctionnaire de la ville n’ont-ils pas eu le droit d’accès du lieu de l’explosion ?

Parce que l’explosion a eu lieu au moment ou des armes destinées au trafic, sortaient de la caserne d’Obock pour les charger sur des boutres yéménites positionnés en mer, pas loin du phare de Ras-Bir.

Ce trafic d’armes du pouvoir djiboutien alimente la guerre au Yémen et les groupes terroristes, tels qu’Al-Qaïda du Yémen.

Hassan Cher.


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared