Érythrée : Guelleh demande le maintien des sanctions contre Asmara quand Abiy sollicite leurs levées immédiates.
Le Conseil de sécurité a salué mardi 10 juillet 2018 le réchauffement des relations entre l’Érythrée et L’Éthiopie, mais les diplomates ont déclaré qu’elle ne s’était pas engagée à revoir pour l’instant les sanctions contre l’Érythrée après les États-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et la Côte d’Ivoire ont exprimé leurs préoccupations.
Le Lundi 09 juillet 2018, au cours d’une visite de 48h d’Abiy Ahmed à Asmara, l’Éthiopie et l’Érythrée ont déclaré la fin de la guerre et ont accepté d’ouvrir des ambassades, de développer conjointement les ports d’Assab et de Massawa et reprendre les vols entre les deux pays après des décennies d’hostilités.
Dans une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU, rédigée par la Suède, réaffirmée que les efforts du gouvernement de L’Érythrée à s’engager avec la communauté internationale permettait actuellement à un réexamen des sanctions sur l’Érythrée.
Mais plusieurs membres du conseil ont soulevé des préoccupations au sujet du réexamen et la levée immédiate des sanctions. La Côte d’Ivoire voulait également que le problème de frontière entre l’Érythrée et Djibouti, soit mentionné dans la déclaration, une initiative soutenue par plusieurs amis de Djibouti et d’autres membres, mais cette demande d’Abidjan n’a pas été incluse.
L’Ethiopie, actuellement membre du conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré lundi 9 juillet 2018 être favorable à la levée immédiate des sanctions contre l’Erythrée. La demande d’Addis-Abeba n’est fut pas du goût d’Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti, qui n’a pas manqué de faire savoir, via l’ambassade d’Éthiopie à Djibouti, son mécontentement à l’égard de la politique d’Abiy Ahmed qui tend à fléchir facilement devant la pression d’Issyas Afeworkie.
Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU doivent d’adopter une résolution avant de lever les sanctions. Une résolution a besoin de neuf votes en faveur et pas de veto des Etats-Unis d’Amérique, de la Chine, de la Russie, de Grande-Bretagne ou de la France.
Cependant, une résolution de novembre 2017 renouvelant les sanctions exhorté l’Érythrée et Djibouti « à continuer de maintenir une atmosphère de calme et de retenue et les invite à chercher solutions disponibles pour régler pacifiquement leur différend frontalier. »
Hassan Cher


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