Djibouti/Éthiopie : Les deux conteneurs d’armes interceptés en Éthiopie par le NISS ont transité dans la caserne de la garde républicaine de Djibouti.

Djibouti/Éthiopie : Les deux conteneurs d’armes interceptés en Éthiopie par le NISS ont transité dans la caserne de la garde républicaine de Djibouti.

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(Photo by Nikki Kahn/The Washington Post via Getty Images)

Le Service national de renseignement et de sécurité éthiopien (NISS) a déclaré le mardi 10 mars 2020 dans un communiqué officiel qu’il avait intercepté un réseau mondial de contrebande d’armes qui a expédié deux conteneurs d’armes à feu illégalement en Éthiopie via Djibouti.

Selon la déclaration du NISS, communiquée aux médias éthiopiens, l’envoi d’armes illégales provenait du port de Mersin, en Turquie, et est passé à Djibouti où il a été gardé secrètement pendant plus de cinq mois avant d’être introduit clandestinement en Éthiopie.

Le NISS a déclaré qu’il coopérait avec les services de renseignement de Djibouti, du Soudan, de la Libye, de la Turquie et des États-Unis afin d’intensifier sa poursuite contre les membres de ce réseau mondial de contrebande d’armes qui sont toujours en liberté. Jusqu’à présent, sept ressortissants étrangers ont été identifiés, mais seuls deux suspects soudanais sont en garde à vue après avoir collaboré avec les services de renseignement soudanais, a ajouté le NISS. La poursuite des autres suspects est toujours en cours et les travaux de collaboration avec les services de renseignement mentionnés ci-dessus ont commencé.

En réalité, le Service national de renseignement et de sécurité éthiopien (NISS) a sollicité la collaboration de Djibouti dans cette affaire de deux conteneurs d’armes interceptés dans le territoire éthiopien, mais Addis-Abeba sait aussi que la collaboration de Djibouti ne leur apportera rien de nouveau si ce n’est de leur trouver un bouc émissaire.

La preuve, une source proche de la première dame de Djibouti, madame Kadra Mahamoud Haïd, nous a confirmé que les conteneurs d’armes destinés aux trafics quittent les ports de Djibouti sous le sceau de marchandises ou matériels de la garde républicaine et ces conteneurs sont stockés dans la caserne de la garde républicaine dirigée par le colonel Mohamed Djama Doualeh.

La source proche de Kadra Haïd a ajouté qu’il a eu, le jeudi 12 mars 2020, une réunion particulière entre trois personnalités djiboutiennes au sujet de deux conteneurs d’armes interceptés en Éthiopie. Les trois personnalités sont : le président de la République, Ismaël Omar Guelleh, le commandant de la garde républicaine, le colonel Mohamed Djama Doualeh et le chef du Bureau Mouvements du Port de Djibouti (Ex-Capitainerie), Mohamed Moussa Abar dit Gaucher, un pilier du trafic d’armes, drogue et explosive, dans la région de la Corne de l’Afrique.

À la réunion express de ces trois personnalités il était question de préparer leur défense ou justificatif parce que l’Éthiopie veut savoir comment deux conteneurs pleins d’armes sont restés à Djibouti sans que personne ne soupçonne rien et sans qu’aucune pénalité ait été faite au propriétaire.

Ce qui est étrange aussi dans cette affaire et qui confirme que les ficelles du trafic d’armes sont tirées de haut lieu, c’est le fait que la police, la gendarmerie et la SDS sont exclues de l’enquête et que c’est la garde républicaine qui prépare les réponses pour l’Éthiopie.

En tout cas, Ismaël Omar Guelleh connait bien de A à Z l’histoire de ces deux conteneurs d’armes destinés à des miliciens éthiopiens.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared