Djibouti: Une situation de mal en pis au pays qui laisse planer une doute sérieuse

Ainan Ainan 02L’arrivée du dictateur Ismaël Omar Guelleh à Bruxelles dans le cadre du sommet destiné au New Deal pour la Somalie, l’opposition djiboutienne a accueilli leur président avec une démonstration de force musclée, pas moins de quelques 600 manifestants venus de toute l’Europe se sont retrouvés à Bruxelles pour leur signifier leur refus de la dictature et du Hold-up électoral du 22 février 2013 à Djibouti, comme ils ont déjà montré à l’identique, le 5 Mai dernier, à Londres.

Contrairement aux directives et condamnations de la résolution d’urgence adoptée le 4 juillet à Strasbourg par l’Union Européenne contre le régime djiboutien, les informations qui émanent de Djibouti sont de plus en plus inquiétantes. Dans leurs recommandations de respecter les Droits de l’Homme et les conventions internationales dont Djibouti est signataires, la déchéance de la nationalité suivi de l’expulsion manu militari d’un citoyen djiboutien pour ses opinions politiques comme ce fut le cas de la famille El Houmekani expulsée vers le Yémen, l’expropriation des enfants et épouse du grand dignitaire religieux Guirreh Meydal, les arrestations arbitraires, les harcèlements des membres de l’opposition USN ainsi que le non-respect des promesses faites à la coalition USN lors des négociations sont autant des atteintes graves aux droits fondamentaux de la population djiboutienne.

Djibouti est un havre de paix dans une région instable, pas moins de six bases étrangères sont stationnées, dont celle des Etats-Unis qui vient de renforcer sa présence dernièrement avec 110 soldats supplémentaires.

La jeunesse djiboutienne est livrée à elle-même, abandonnée avec un taux de chômage avoisinant les 70%, l’absence totale des perspectives d’avenir, les harcèlements quotidiens , la répression , même la liberté de manifester pacifiquement aujourd’hui nous est interdit, des institutions fiables et le sabotage du régime dictatorial en place, nous exprimons nos vives craintes et nous appelons les chancelleries présentes à Djibouti comme la Communauté Internationale à prendre la mesure de la situation alarmante qui prévaut à Djibouti.

AINAN SOUGUEH

Représentant du MJO-EUROPE

Bruxelles, Belgique.

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