Somaliland : Hargeisa semble cheminée vers une dictature à la djiboutienne.

Suite à la démission du président du parlement somalilandais, Abdirahmaan Abdulaahi Irro, l’institution précitée a organisé, le dimanche 6 août 2017, une élection à main levé pour élire son nouveau président.

Les deux candidats pour le poste de président de l’assemblée de Hargeisa fussent monsieur Baashe Mahamed Farah du parti Kulmiye, parti au pouvoir, et monsieur Abdirahman Mahamed Talyanle du parti de l’opposition, Wadani.

Le bureau du parlement chargé de l’organisation de l’élection demande en premier aux parlementaires qui votent pour Abdirahman Mahamed Talyanle  de lever la main. C’est 39 députés qui votent pour ce premier mais sans donner le résultat, le bureau organisateur passe directement au vote de l’autre candidat, Baashe Mahamed Farah qui obtient 38 voix.

Le bureau organisateur de l’élection qui est composés des proches du parti au pouvoir donne les résultats en une seule fois. Ils profitent de l’occasion et mettent en exécution leur projet qui consistait à élire coute que coute le candidat du parti au pouvoir. Ils attribuent illégalement et volontairement le résultat de 39 votes à Baahse Mahamed Farah et le 38 à son adversaire.

Abdirahaman Mahamed Talyanle reconnait sa défaite et félicite son adversaire. Le lendemain, le Lundi 7 août 2017, des medias somalilandais analysent les vidéos tournés au cours du vote  et constatent d’une manière flagrante la supercherie du bureau organisateur de l’élection du président du parlement.

Le candidat de l’opposition, parti Wadani, revient sur sa déclaration et tient une conférence de presse avec le soutien de 39 députés qui l’avaient élu.

Comme le parti au pouvoir fait obstacle à tous les démarches du candidat légitimement élu, les 39 parlementaires qui soutiennent Abdirahman Mahamed Talyanle ont décidé le samedi 19 août 2017 de siéger en se conformant aux ordres de leur élu, Abdirahman Mahamed Talyanle qui légalement le président du parlement.

Cette situation jette le doute sur la crédibilité de la prochaine élection présidentielle de la Somaliland, sans oublier que plus de 40% des cartes d’électeurs n’ont pas été retiré.

De l’autre coté la Somaliland avait fait fi des règles de commerce internationales en concluant en catimini avec DPWorld un accord de gestion du port de Berbera.

Depuis une semaine une crise s’est déclarée entre le gérant du port de Berbera, DPWorld, et Éthiopie. DPWorld a augmenté les taxes portuaires afin de rentabiliser l’établissement nous dit-on mais de l’autre coté Éthiopie voit cette situation comme une menace pour son économie. Plus de 200 camions transportant de la marchandise sont bloqués dans le port de Berbera et Hargeisa n’a aucune solution pour désamorce la situation.

Certains parlementaires commencent déjà à mettre sur la place publique l’erreur grave du parti au pouvoir. Ils accusent le parti Kulmiye d’avoir exproprié du peuple de la Somaliland leur port de Berbera parce que la Somaliland n’a ni le statut d’un état qui peut saisir les instances internationales ni le pouvoir de dicter les choses au deux belligérants qui se chamaillent sur son port.

Hassan Cher


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