Djibouti : La Section Recherches et Documentations de la gendarmerie nationale enquête sur le colonel Abdillahi Abdi Farah et le colonel Elmi Jess de la police djiboutienne.

Djibouti : La Section Recherches et Documentations de la gendarmerie nationale enquête sur le colonel Abdillahi Abdi Farah et le colonel Elmi Jess de la police djiboutienne.

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Monsieur Abdourahman Mohamed Mahamoud Boreh était l’importateur officiel des cigarettes Benson & Hedges dans la région de la Corne de l’Afrique. Depuis l’éclatement du conflit d’intérêts entre Boreh et le couple Guelleh/Kadra l’importation des cigarettes est tombée dans la main de monsieur Djama Omar Saïd (Habar-awal/Isaaq).

Est-ce en accord avec Boreh ou Djama Omar Saïd a eu la bénédiction de Haramous pour contrôler l’importation des cigarettes Benson & Hedges ?

Il semble plutôt que Djama Omar exploite ce marché des cigarettes particulières avec le concours de Boreh. La preuve, quand Djama Omar avait commencé à livrer les marchés dès le départ de Boreh, il avait eu des soucieux avec Ismaël Omar Guelleh qui l’accusait de connivence avec son ennemi d’intérêt.

Les cigarettes Benson & Hedges, exploitées par Djama Omar Saïd, et les cigarettes Rothmans, exploités par Mohamed Saïd Guedi, rentrent dans la Corne de l’Afrique via le port de Berbera et des petits quais des pirogues de pêche éparpillés en Somaliland.

C’est moins de 10 % de la consommation régionale qui passe actuellement par les ports de Djibouti.

Le paquet des cigarettes Benson & Hedges se vend dans les quartiers populaires à 400 fdj (2 $ US) et dans les zones commerciales à 500 fdj (3 $ US) alors que le même produit coutait, il y a dix ans, 120 fdj (moins de 1 $ US).

Ce n’est plus l’état qui contrôle le marché des cigarettes, mais les contrebandiers ou les Al-Capones de la cigarette.

Les ministères de budgets et celui des finances ont constaté que les recettes de l’état sur les taxes des importations des cigarettes et des produits électroniques ont drastiquement chuté. Ces ministères accusent les contrebandiers d’être responsables de cette situation.

On sait bien qu’une contrebande, de ce niveau et de cette ampleur, pour existe et mettre en danger les intérêts de l’état de la sorte, doit trouver des appuis dans l’appareil de l’état.

Les premiers éléments d’une enquête en cours à la Section Recherches et Documentations de la gendarmerie nationale inculpent sérieusement le colonel Abdillahi Abdi Farah, directeur de la police nationale, et le colonel Elmi Jess de la police nationale.

Les éléments de l’enquête disent que le directeur de la police nationale a délégué la gestion de la contrebande de la cigarette à son subalterne, le colonel Elmi Jess. Ce dernier distribue des pots-de-vin à des militaires en poste à la frontière entre Djibouti et la Somaliland qui ferment les yeux à ces fourmis d’hommes qui circulent la nuit avec sur les dos des cartons des cigarettes.

Un pourcentage important va au directeur de la police, Abdillahi Abdi, et son subalterne, le colonel Elmi Jess. Un certain pourcentage est redistribué à des fonctionnaires de l’appareil étatique. Même la première dame du pays y touche sa part du gâteau dans ce trafic des cigarettes.

Le directeur de la police nationale, Abdillahi Abdi Farah, a reçu l’ordre d’Iamel Omar Guelleh depuis longtemps, mais semble qu’il n’arrive plus à contrôler la machine parce que, au fil du temps, il est devenu un simple élément d’un gros système mafieux.

Le colonel Elmi Jess lui avait même dit que le trafic des cigarettes s’arrêterait que quand vous allez arrêter tous vos business illégaux.

En tout cas, des Al-Capones s’enrichissent, l’état s’appauvrisse et l’ordre public n’y ait pas tant que les hommes garants de cet ordre baignent dans l’illégalité totale.

Au-delà de l’enquête de la SRD de la gendarmerie qui épingle le directeur de la police nationale, en sachant l’ordonnateur et le juge d’instruction en charge du dossier, nous pouvant savoir l’objectif politique qu’il y a derrière cette enquête.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared