Somaliland: Le tribunal de Hargeisa a condamné deux journalistes de Haatuf Media Group en violation des droits nationaux et internationaux.

La liberté d'expressionHier, le 25 Juin 2014, le tribunal régional d’Hargeisa a condamné deux journalistes de Haatuf Media Group entre trois et quatre ans d’emprisonnement et de compensation de cinquante millions de shillings du Somaliland.
Yusuf Abdi Gabobe, président de Haatuf Media Group, est condamné à trois ans d’emprisonnement et Ahmed Ali Ege, rédacteur en chef du journal Haatuf, est condamné à quatre ans ’emprisonnement. La Cour a également jugé la révocation de la licence de Haatuf Media Group.

Le Centre des Droits Humains condamne la décision du tribunal qui est en violation de la liberté de la presse garantie par l’article 32 de la constitution de la Somaliland.
La répression et les poursuites contre les journalistes a commencé quand le journal Haatuf et le journal en langue anglais, le Somaliland-Times, ont été suspendue par la Cour le 7 Avril 2014. Déjà Le 13 Décembre 2013, les autorités ont fermé le journal Hubaal.

Le procès n’était pas en conformité avec les lois nationales et les normes internationales. Les accusés n’ont pas eu la chance de se défendre en violation de l’article 28 (2) de la Constitution et de l’article 116 du Code de procédure pénale. Le tribunal n’a entendu et s’est limité qu’au bureau du procureur.
L’avocat des journalistes, qui n’était pas à l’audience, a déclaré HRC que le verdict est injuste et inéquitable. Hassan Ali Hassan, l’avocat des journalistes, a déclaré que le juge a empêché aux avocats de s’acquitter de leurs tâches et par conséquent, ils n’étaient pas en mesure de défendre leurs clients. Les avocats ont seulement assisté en entier qu’une seule audience et le procès avait continué sans la présence de la défense.

La cour, au lieu d’appliquer la loi sur la presse de 2004, a appliqué le Code pénal, qui n’est pas à jour et en général contrairement à l’article 130 (5) de la Constitution qui stipule que les lois pré-constitution ne sont applicables que si elles n’entrent pas en conflit avec les droits individuels et des libertés fondamentales, libertés consacrés par la constitution.
L’article dispose en outre que, après la promulgation de la nouvelle loi, les lois antérieures ne doivent pas rester en vigueur. Le Code pénal est antérieur à la constitution et la loi sur la presse.

Human Rights Centre exprime sa profonde préoccupation sur la répression des médias indépendants. Le Centre appelle le gouvernement du Somaliland à annuler immédiatement le jugement, libérer les journalistes et lever la suspension des journaux.

HCH


 Share

Share this post:

Recent Posts

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :