Djibouti : Mauvais jeu du dictature Guelleh, encore une perte des droits de la population djiboutienne
Dans une dictature la justice fonctionne contre toutes les personnes qui sont d’avis différents, et en premier lieu, le principal agent : le dictateur. Une dictature soumet toutes les institutions politiques et sociales du pays. La justice, qu’il contrôle, était obligée à condamner son ami d’hier Abdourahman Boreh, qui est devenu son ennemi. On sait très bien que si un juge sérieux sort de la ligne tracée pour la conduite du système judiciaire, c’est le magistrat qui se retrouvera dans la sinistre prison Gabode, non loin de Haramous, le grand centre de corruption et de stratégies diaboliques d’Ismail Omar Guelleh. Borreh n’est pas l’ennemi du peuple djiboutien.
Faut-il faire un rappel à celles et ceux, qui ont perdu la mémoire qu’Abdourhaman Borreh et Ismail Omar Guelleh sont des hommes d’affaires. Il ne faut jamais oublier qu’IOG a des business personnels dans le monde économique, il a des commissions sur les licences accordées aux entrepreneurs nationaux et étrangers. Le premier a clairement manifesté ses intérêts : gagner plus en s’alliant avec un dictateur sanguinaire. Le monde des affaires est tellement corrompu non seulement dans les pays africains, mais partout dans le monde. Si la stratégie des deux hommes a bien fonctionné au début de leurs relations suspectes, Guelleh a voulu endosser son inefficacité, sa cécité intellectuelle et son irresponsabilité a un homme, qui n’a aucune responsabilité publique et politique.
Les citoyennes/citoyens de la République de Djibouti n’ont jamais fié leur avenir à Borreh. C’est plutôt à l’ex-espion colonial, qui n’a pas su gérer cette relation personnelle.
La question fondamentale que tout responsable politique, tout responsable de la société civile, tout citoyen veut savoir est : combien a coûté l’accusation portée contre Borreh devant la justice britannique pour les contribuables Djibouti ? Les avocats non des intérêts de la République de Djibouti, mais ceux du potentat moribond. Pour payer les honoraires des avocats d’affaires, qui doit les supporter? Le peuple djiboutien ? Comment?
Non par les détournements des deniers publiques, en ne payant pas par exemple les professeurs et d’autres fonctionnaires, en ponctionnant davantage les recettes tirées de celles et ceux qu’il a donné gracieusement des licences d’importation alors que le produit de ces licences doivent rentrer dans le budget national. La justice britannique rejette l’accusation d’Ismail Omar Guelleh contre Borreh, donc c’est lui ou plutôt l’Etat djiboutien, qui doit supporter toutes les dépenses du procès.
Après ses dépenses de santé, voici d’autres dépenses à supporter par la population djiboutienne.
Saad Ali Awaleh
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