Djibouti : le réseau du procureur Djama Souleiman Ali arrive à espionner les activités du parrain Guelleh.

Djibouti : le réseau du procureur Djama Souleiman Ali arrive à espionner les activités du parrain Guelleh.

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Monsieur Djama Souleiman Ali dit Djama « ’Dhagoo », a vu basculé sa vie des salles de tribunaux de Djibouti aux projecteurs des médias nationaux et internationaux dans la fameuse histoire de la mort du juge Borrel assassiné à Djibouti en 1995.

Djama Dhagoo a trouvé dans cette affaire l’occasion de ne plus être un soldat de la mafia djibouto-somalienne, mais de gravir rapidement les échelons. Il se lança dans une course folle et se transforma en défenseur du commanditaire de l’assassinat du juge Borrel au point que tout le monde se demandait s’il était procureur général ou avocat de l’accuser.

La personne qu’il défendait, bien qu’il savait qu’elle était le commanditaire, l’actuel autoproclamé président de Djibouti, M. Ismaël Omar Guelleh, était aussi le parrain de la mafia djibouto-somalienne et le procureur Djama Souleiman Ali c’est la fortune qu’il se ferait en intégrant cette mafia qui le motivait.

Au fil du temps il intègre l’appareil et devient un Underboss traitant les biens mal acquis du couple de Haramous. Il est plus lié à la marraine de la mafia, madame Kadra Mahamoud Haïd.

Tellement qu’il a pris de pouvoir dans la mafia, Djama Souleiman Ali a placé son cousin au poste de chef des services du protocole de la présidence. Ce dernier lui fait des comptes rendus sur les rendez-vous du président Guelleh avec les membres du gouvernement et les chefs des hommes en uniformes. Autant que le travail du chef des services protocole soit précis, on peut voir dans les comptes rendus remis à Djama Souleiman Ali les nombres de minutes que met chaque ministre pendant qu’ils sont au bureau avec Guelleh. L’épouse de Djama Souleiman est devenue le bras droit de Kadra Mahamoud Haïd.

Djama Souleiman n’a pas réussi à devenir un élément important de la mafia simplement, mais il a réussi à bâtir son réseau au détriment du souhait du parrain et de la marraine.

La preuve, il a réussi à bloquer un grand projet Turquie qui consistait la construction d’un grand hôpital des enfants parce que le ministre de la Santé n’avait pas accepté à ce que la société de Djama Souleiman Ali livre les matériaux de construction du futur hôpital des enfants.

Le sacré procureur général est déjà propriétaire de 70 % de Djibouti Bawadi Mall, le plus grand centre commercial de Djibouti. En réalité, ce centre commercial appartient à Kadra Mahamoud Haïd et Djama Souleiman Ali n’est qu’un moyen de blanchiment des biens mal acquis.

Sa position dans la mafia djibouto-somalienne dérange beaucoup d’autres barons du régime, tels que Ilyas Dawaleh, Mohamed Djama Doualeh et surtout Abdillahi Abdi Farah, directeur général de la police.

Le directeur général de la police avait chargé la police des mœurs d’enquêter sur un réseau de pédophilie, mais Djama Souleiman lui a barré net la route.

Sachant qu’il a marché sur une mine, Abdillahi Abdi Farah a profité des prérogatives qu’il a eues après l’attentat terroriste de la Chaumière en 2014. Abdillahi Abdi a reçu l’autorisation d’accepter auprès de Djibtelecom les échanges téléphoniques et SMS de tous les Djiboutiens vivant dans le pays. Il a pris ceux de Djama Souleiman Ali et Mohamed Djama Doualeh.

Abdillahi Abdi découvre que les deux personnes précitées avaient des maitresses.

Le directeur général de la police de Djibouti interpelle les maitresses de Djama Souleiman Ali et Mohamed Djama Doualeh. Il les place au centre de Nagad et les menace de les poursuivre ou de révéler à leurs familles leurs activités sexuelles si elles refusent de collaborer et dans le cas contraire, il leur promet une protection totale.

Les jeunes filles cèdent sous la pression d’Abdillahi Abdi et acceptent de jouer son jeu.

Avec l’aide de son ami, le colonel Abdourahman Aden Abdoulakder, le membre d’Al-shabab déguisé en policier somalien et djiboutien, Abdillahi Abdi Farah installe des mini caméras dans les sacs à main des maitresses de Djama Dhagoo et Mohamed Djama Doualeh.

Les jeunes filles reviennent une semaine après chez Abdillahi Abdi Farah avec des vidéos des fellations et autres pratiques sexuelles de deux messieurs cibles. Les cousins de Kadra Mahamoud Haid nous ont confirmé que ces vidéos dévoilent nettement les Hoo-Haa des Djama Souleiman Ali et Mohamed Djama Doualeh.

Voyant que la déliquescence avancée du régime de Guelleh, le procureur Djama Soueliman Ali commence à prendre ses précautions. Il a soumis, avec l’aide de la première dame, un projet de réforme sur l’organisation de la juridiction djiboutienne. Il veut garder les hautes juridictions dans l’ancien bâtiment de la justice et dispatcher les premières instances et les cours d’appels dans les arrondissements de la ville avec des capacités comparables à des institutions de médiation.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared