Djibouti : La contrebande accroit les fortunes illicites des barons du régime djiboutien

Mafia familiale à DjiboutiDjibouti enregistre une nette augmentation des actes de contrebande et de trafics illicites en tout genre, selon la dernière publication du magazine d’information du ministre djiboutien du Budget.

Aux dires de ce magazine appelé « Le Budget », parmi les principaux produits de la contrebande arrive en premier lieu le khat, une plante hallucinogène importée de l’Ethiopie, dont la quantité de contrebande est estimée à deux tonnes par jour.

Produit surtaxé, la cigarette fait également l’objet d’une contrebande massive, note le magazine.

Selon les aveux du Comité national technique de lutte contre la contrebande, plus de la moitié des cigarettes consommées à Djibouti seraient issues de la contrebande.

Depuis la frontière maritime avec le Yémen, la contrebande est importante et concerne généralement des produits comme les jus de fruits, les pièces détachées et les matériels électroménagers importés grâce à des réseaux bien organisés.

Les hydrocarbures ne sont pas en reste. Les fraudes relevées sont constatés au niveau du corridor reliant Djibouti à l’Ethiopie. Les autres produits touchés par la contrebande dans ce secteur sont notamment les boissons alcoolisées et la café.

Mais, ces trafics illicites et dangereux ne vont pas dans un seul sens.

Des membres de la Fratrie d’Ismaël Omar Guelleh sont impliqués dans les trafics des carburants vers les Yémen, l’Erythrée et la Somalie. Les bateaux utilisés dans ces trafics sont à 80% chargés du port de pêche de la Siesta.

Quant aux proches de la première dame du pays, Kadra Mahamoud Haïd, sont compromis dans les trafics des cigarettes et des armes à destination de la Somaliland.

Les cigarettes arrivent à Djibouti comme une marchandise prévue à l’exportation vers l’Ethiopie et rentrent clandestinement en Somaliland. Les armes arrivent du Yémen et par des pirogues, longent les cotes Djiboutien avec la complicité du patron de la marine djiboutienne et accostent dans des petites villes côtières en Somaliland. Des gardes côtiers qui avaient interceptés des pirogues chargés d’armées ont pris le chemin de l’exile sous la menace et la pression.

Ces armes alimentent les marchés de la Somalie du Sud. Les premiers clients sont les chefs de milices et les facilitateurs des groupuscules extrémistes.

 

Hassan Cher


 Share

Share this post:

Recent Posts

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :