Djibouti: A classer la primature « l’archive nationale ? »

ArchiveDans l’affaire du marché attribué à l’entreprise Samara à Obock m’opposant à l’EDD, j’ai officiellement sollicité la médiation du 1er ministre par courrier en date du 01.10.2013.
Par cet acte, je voulais tout banalement les (lui et son secrétaire générale) rappeler les promesses électorales déjà oubliées faites aux obockois notamment dans le domaine économique car promouvoir les petites entreprises locales participent au développement de la région.
Sans aucune considération, ni même un petit signe de respect pour les hauts dignitaires de la région qui les ont prié à intervenir, le 1er ministre et son cabinet n’ont pas trouvé mieux que la mention « à classer… » Comme réponse à ma requête.
Normale me diriez-vous car les prochaines élections sont encore à quelques années ?
A côté de l’irresponsabilité politique dont il a fait preuve dans la gestion de cette affaire(concernant sa région), le premier des ministres à cautionner la violations des lois du pays que les responsables de l’EDD ont manifestement violées afin de faire bénéficier de l’offre un candidat choisi de par son affinité avec Djama Ali Guelleh, leurs « patron »(la confusion dans les têtes de subordonnées est normale avec une telle longévité à la tête d’une institution publique ) comme ils l’appellent affectueusement.
Pourtant, j’avais soulevé dans ma correspondance que l’attribution de ce marché était contraire au principe de nouveau code de marché, un point essentiel qui devait normalement attirer l’intention du dirigeant d’une entreprise publique de longues années qu’il était et le 1er ministre qu’il est.
A mon avis, ce personnage a préféré opté pour le programme politique « rien pour les afars » prôné par sa belle-famille depuis longtemps.

C’est la seule réponse plausible à son mutisme dans le cas de cette affaire puisqu’on ne peut pas l’imputer à son incompétence !
En effet, des erreurs politiques sont souvent pardonnées si la personne en bonne foi reconnait ses erreurs mais mépriser la loi génère des sanctions même pour celui qui ne la connait pas car « nul ne censé ignoré la loi ».
Contrairement à ceux qui empiètent la loi, j’ai toujours puisé ma force dans les droits pour combattre le droit de force dont je fus (licenciement abusif pour mes activités syndicales) et je suis encore une fois victime (injustement privé de participer à un offre de marché public).
Par ailleurs, chacun de nous est conscient de cette injustice particulièrement les obockois condamnés à vivre dans la précarité, un sort que les responsables politiques de la région en tournée électorale reconnaissent unanimement « TASAMENIM NABLEH, GIBDABINAT TANINIM NABLEH… » Mais sans jamais bouger leurs petits doigts pour les sortir de ces malheurs.
Comme le dit un adage populaire « Macaxu kot han waqak kot tik qan waqdi ko lafa.. » !
Enfin, je tenterai par tous les moyens de faire annuler la décision illégale de Djama Ali Guelleh…

Mohamed Ahmed

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