Éthiopie : Abiy Ahmed veut lancer une procédure pénale contre les biens mal acquis.

Après la chute du régime Derg, de Mengistu Haile Mariam, en 1991, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien – TPLF, usurpe le pouvoir et crée le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien – EPRDF, avec ses partis politiques satellites dans chaque région de l’Ethiopie.

Les tigrées du TPLF monopolisent les business, l’appareil sécuritaire et le système administratif et impose une dictature sanguinaire à visage démocratie-populaire. Depuis les biens de l’état éthiopien et ceux des leaders tigrées ne faisaient qu’un. Et pour les blanchiments d’argent déposés dans des comptes offshores, les tigrées utilisaient beaucoup le secteur bancaire djiboutien avec le total consentement d’Ismaël Omar Guelleh qui, en contrepartie, bénéficiait du concours de l’appareil sécuritaire d’Addis-Abeba pour mater l’opposition djiboutienne.

À son arrivée au pouvoir, le nouveau premier ministre de l’Ethiopie, Abiy Ahmed, hérite des caisses vident, la politique intérieure verrouillée par le TPLF et une fronde régionale qui regroupe l’axe du mal (Mékélé, Guelleh et Abdi Iley). Abiy, pour ne pas se déclarer vaincu rapidement se tourne vers la politique internationale avec des grands projets, impossible à financer pour l’Ethiopie pour l’instant, à Djibouti et en Somali, une collaboration plus large avec le Khartoum et la paix avec l’Erythrée.

Abiy voyant les obstacles dressés devant lui, il établit un lien direct avec l’opposition oromo en exilé et surtout avec Oromia Media Network de Jawar Mohammed. Cette opposition oromo mobilise leurs militants de l’intérieur pour la tenue du meeting du 23 juin 2018 à Addis-Abeba, auquel Abiy avait échappé de justesse à une tentative d’assassinat à la grenade qui est l’œuvre de l’axe du mal de l’Afrique de l’Est.

Pour affaiblir encore l’axe du mal, l’opposition oromo lui recommande de lancer une procédure pénale sur ceux qui ont pillé les biens publics pendant des années. En échange d’une amnistie, Abiy a proposé aux ex-dirigeants du régime éthiopien de rendre l’argent volé du peuple.

Si l’axe du mal persiste dans leur entêtement, Abiy Ahmed, qui a bénéficié du travail d’enquête bien scellé de l’opposition oromo et particulièrement de l’équipe de Jawar Mohammed, compte déclencher une procédure pénale contre les biens mal acquis. Une affaire judiciaire qui aura des conséquences néfastes sur le régime mafieux d’Ismaël Omar Guelleh.

Hassan Cher


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