Djibouti/Somalie : 2e partie -La branche Habar-Awale/Isaaq de la mafia djibouto-somalienne et sa connexion avec les islamistes de la Corne.

Djibouti/Somalie : 2e partie -La branche Habar-Awale/Isaaq de la mafia djibouto-somalienne et sa connexion avec les islamistes de la Corne.

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Mafia djibouto-somalienne

Cet article est la deuxième partie de celui publié le 7 mars 2019 sous le titre de : « La branche Habar-Awale/Isaaq de la mafia djibouto-somalienne et sa connexion avec les islamistes de la Corne. »

Bien que cette branche Habar-Awale/Isaaq de la mafia djibouto-somalienne dispose plusieurs underboss, capos, soldats, consiglieres et associés, dans cet article nous avons enquêté sur les activités de quatre haut placés de la mafia et les nouveaux businessmans qu’ils sont en train de créer en Somaliland.il s’agit de :

1 – l’Underboss le plus visible, Mohamed Saïd Guedi, patron de MSG Group et de Somcable qui fut construit avec l’argent de Djibtélécom (société de télécommunication de l’état de Djibouti) ;

2 — L’autre Underboss de la mafia, Hassan Issa Sultan, l’Inspecteur général d’État de Djibouti ;

3 — Le capo de la mafia dénommé Ahmed Youssouf Omar Dit Hargo, directeur financier du port de Doraleh Container Terminal — SGTD ;

4 — et le capo, la député Safia Elmi Djibril, membre du RPP de quartier 7.

Les recrutements des travailleurs somalilandais.

Il existe à l’intérieur du département Ressources humain du port de Doraleh — (SGTD) — un bureau de recrutement connu sous l’appellation de « Djibouti Labour Service — DLS ». Ce bureau spécial dénommé Djibouti Labour Service dépend du département ressources humain, mais c’est le directeur financier du port de Doraleh Container Terminal, monsieur Ahmed Youssouf Omar Dit Hargo, qui dirige le bureau en question.

Le bureau connu sous l’appellation Djibouti Labour Service — DLS — gère environ 1400 travailleurs et 500 sont des travailleurs recrutés de la Somalilands. Ce qui fait qu’un sur trois travailleurs a été recruté de la Somaliland. Mais le summum du ridicule dans cette affaire est que la totalité de ces travailleurs recrutés de Somaliland sont du clan de Kadra Mahamoud Haid, Habar-Awale/Isaaq, et c’est l’état djiboutien qui paie les frais de leurs permis de séjour. Ces travailleurs venus de la Somaliland n’ont aucune notion du fonctionnement d’un port, n’ont aucune compétence professionnelle particulière, ne s’expriment pas en français (la langue de travail à Djibouti), et parlent un anglais approximatif — connut dans le langage populaire « l’anglais de Burco ». Un travailleur djiboutien du port est chargé de coacher chaque groupe de 5 individus de ces recrus de la mafia.

Alors que Djibouti dispose des écoles qui forment chaque année des centaines des techniciens —LIC- (baccalauréat professionnel) ou des techniciens supérieurs (BTS et DUT), dont plus de 50 % sont au chômage, à quoi servent ces travailleurs sans qualification recrutés en Somaliland et payés à un salaire qui fait le triple de celui d’un Djibouti ?

Un simple lambda djiboutien ne peut comprendre l’utilité de ces travailleurs somalilandais. En fait, ces travailleurs recrutés de Hargeisa et Gabiley sont très rentables pour la mafia djibouto-somalienne.

Pour la comptabilité de l’état, ces travailleurs sont déclarés comme des expatriés qualifiés recrutés pour leurs compétences et ils sont rémunérés au triple du salaire d’un travailleur djiboutien à égal poste de travail. Un travailleur somalilandais reçoit dans sa main un salaire de 270 000 FDj (1600 dollars US), mais au niveau de la comptabilité du port de Doraleh, le directeur financier, monsieur Ahmed Youssouf Omar Dit Hargo, déclare un salaire mensuel de 600 000 fdj (3500 dollars US) pour chaque travailleur somalilandais. On peut voir qu’il y a une différence de 1900 dollars US entre le salaire versé au somalilandais et celui comptabilisé. Si on fait un petit calcule je crois qu’on peut facilement comprendre l’intérêt de ces travailleurs somalilandais pour la mafia :

1900 dollars US x 500 somalilandais = 950 000 dollars US par mois

Le 950 000 dollars US gagné par mois grâce aux travailleurs somalilandais finissent dans un compte spécial tenu par Mohamed Saïd Guedi, un underboss de la mafia qui gère les sociétés cachées de Guelleh/Kadra. Tous les six moi, Mohamed Saïd Guedi reverse, après savoir blanchit l’argent, à chaque intervenant de la mafia melé dans cette arnaque du port de Doraleh sa part du butin et le plus gros morceau finisse dans le compte de la madone, Kadra Mahamoud Haïd.

Cette arnaque du port de Doraleh, ayant eu du succès auprès de la mafia, le projet sera élargi à d’autres entreprises de l’état.

C’est à la société de télécommunication de l’état de Djibouti, Djibtelecom, qui a commencé elle aussi à accueillir les premiers travailleurs somalilandais de la mafia.

Comment sont recrutés ses « expatriés » somalilandais ?

Deux agences des placements ont été fondées en Somaliland, une à Hargeisa et l’autre à Gabiley. Ces agences d’embauche officieuses tiennent les bureaux dans des maisons. Dans nos investigations, nous avons pu avoir un somalilandais vivant à Hargeisa qui côtoyait ces réseaux de la mafia. Ce dernier nous a raconté cette histoire surprenante : « Un ami Habar-Awal/Isaaq et crieur du marché d’échange des devises de Hargeisa, comme moi, a eu un jour un coup de fil de la part de l’agence de placement de la mafia sise à Hargeisa. L’agence de placement lui annonce que son visa de travail est arrivé. Mon ami se réjouit et demande à l’agence si c’est pour partir en Australie ou à Dubaï, mais l’agence lui dit qu’il part chez la tante (Kadra Mahamoud Haid) — à Djibouti. L’ami inquiet me demande depuis quand Djibouti recrutait des travailleurs étrangers alors qu’elle-même se plaint du fort taux de chômage auprès de la jeunesse diplômée et qualifiée. En tout cas, mon ami travaille aujourd’hui à Djibtelecom avec un salaire de plus de 200 000 fdj (1200 dollars US). »

Les deux capos qui gèrent l’agence de placement de Hargeisa et de Gabiley sont devenus des businessmans comptabilisent déjà les millions d’épargnes dans des comptes bancaires chez Dahabshiil.

Les falsifications des documents et comptes du port de Doraleh.

En juin 2018, le nouveau directeur général du port de Doraleh, Monsieur Abdillahi Adaweh Sigad, du clan Doul-Ade/Fourlaba/Issa, a constaté dans la comptabilité du port de Doraleh un trou de 5 milliards de FDJ (29 millions de dollars US). Monsieur Abdillahi Adaweh Sigad a préparé une plainte contre Ahmed Youssouf Omar Dit Hargo, directeur financier du port de Doraleh Container Terminal — SGTD. Il voulait poursuivre son directeur financier sous les chefs d’accusations « détournements de fonds public — falsifications des comptes et documents comptables —, etc. ».

Mais, quelques heures après la situation change et s’est Abdillahi Adaweh Sigad qui devient le coupable. Le directeur général reçoit des appels téléphoniques de la part de Kadra Mahamoud Haïd, la marraine de la mafia djibouto-somalienne et de Hassan Issa Sultan, l’Inspecteur général d’État de Djibouti. Ces derniers lui recommandent d’arrêter la plainte et le mettent en garde contre toute fuite d’information.

Les proches d’Abdillahi Adaweh Sigad, inquiet que leur cousin devienne demain le responsable de ces détournements de fonds, nous ont confié que Hassan Issa Sultan, l’Inspecteur général d’État de Djibouti, a falsifié les comptes et documents pour camoufler le gros trou dans la comptabilité dans le port de Doraleh.

Ces proches d’Abdillahi Adaweh Sigad m’ont rajouté que les employés du port de Doraleh n’ont toujours pas leurs treizièmes mois à cause de ces malversations de fonds qui ruinent cet établissement public.

Ces informations prouvent la raison pour laquelle monsieur Hassan Issa Sultan, l’Inspecteur général d’État de Djibouti, est membre du conseil d’administration du port de Doraleh.

L’international et les Américains bernés par des faux chiffres.

Les informations recueillies pendant nos investigations confirment que les instances internationales et les Américains ont été bernés avec des chiffres falsifiés. Le 7 février 2019, le Commandant de l’AfriCom, le Général Thomas D. Waldhauser, avait relaté devant le Comité des services armés du Congrès des États-Unis d’Amérique que le port de Doraleh avait fait des progrès par rapport à l’époque de DPWORLD. En, réalité le général s’était basé sur des chiffres falsifiés que le régime clanico-mafieux de Djibouti avait publiés.

Les soupçons de la mafia djibouto-somalienne.

Suite à la publication du premier article le 7 mars 2019, la mafia djibouto-somalienne a cherché les sources de la fuite et Hargo a pointé du doigt la responsable du département ressources humain du port de Doraleh, une Djiboutienne de l’ethnie Gadaboursi. La mafia doute même qu’elle remette des archives aux Américains. Sera-t-elle bientôt sur la table de torture comme les gadaboursis accusés à tort en 2001 pour l’attentat du café de Paris dont le commanditaire est Ismaël Omar Guelleh, qui fut à l’époque le chef de la sécurité nationale.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared