Kenya : l’agence de lutte contre la corruption traque les comptes à l’étranger

parlement kenyaL’agence kenyane de lutte contre la corruption a donné jusqu’à fin mars à tous les responsables publics et représentants de l’État pour fermer tous leurs comptes bancaires non autorisés dans des pays étrangers.

Le président de la Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC), Mumo Matemu, a déclaré dans un communiqué aux journaux reçu lundi que les responsables publics devaient demander l’autorisation de la commission avant d’ouvrir de tels comptes.

« La Commission souhaite informer tous les responsables publics et représentants de l’État qui détiennent des comptes en dehors du Kenya sans l’autorisation de la Commission, que la date limite à laquelle ils peuvent fermer ces comptes non-autorisés est fixée au 31 mars », indique ce communiqué.

D’après M. Matemu, la section 19 de la Loi sur les dirigeants et l’intégrité fixe les motifs et les conditions dans lesquelles il est licite d’ouvrir, de conserver, de gérer et de fermer des comptes bancaires en-dehors du Kenya.

D’après cette loi, un agent de l’État qui s’abstiendrait de déclarer la détention ou la gestion d’un compte bancaire en-dehors du Kenya commettrait une faute passible, s’il est condamné, d’une peine pouvant atteindre cinq ans de prison, d’une amende pouvant atteindre 54.950 dollars USD, ou les deux.

Les représentants de l’État concernés comprennent le président, le vice-président, les ministres et secrétaires d’État, les députés, juges, magistrats, membres de commissions constitutionnelles, gouverneurs, vice-gouverneurs, et membres des assemblées et comités exécutifs des comtés, conformément à la Constitution kenyane.

La décision interdisant à ces représentants de l’État d’ouvrir des comptes bancaires à l’étranger est destinée à empêcher la sortie du pays de milliards de shillings, principalement dérobés au trésor public par des hauts responsables.

Empêcher les hauts responsables de gérer des comptes à l’ étranger vise à endiguer les sorties à l’étranger de fonds publics détournés, un phénomène estimé à un montant égal à celui de l’aide internationale que reçoit le Kenya chaque année.

Chine


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