Djibouti : Le SDS, le département qui suce la portion la plus importante du budget national

Djib24-SDS-IOG-Hassan SaidL’Agence de Renseignements De Djibouti (SDS), qui dépend directement de la palais lumineux Haramous et dont le budget est de loin supérieur à tous les départements ministériels mêmes les plus stratégiques tels l’éducation, la santé et le défense, constitue paradoxalement l’épine dorsale du système criminel, mafieux et tyrannique qui régente la vie des Djiboutiens depuis presque de 40 ans. Pendant que les dirigeants intelligents entendent par renseignements la recherche, l’analyse, le contre-espionnage et l’action, à Djibouti les renseignements constitue la dimension manquante de notre histoire contemporaine et le véritable blocage de l’alternance politique et du décollage économique. On ne peut parler de l’inefficacité de nos services de renseignement sans aborder le profil et le mode de recrutement du personnel, lequel personnel se recrute parmi les médiocres des médiocres quand on sait qu’à l’origine c’est un club de sorciers négatifs chargé d’éliminer les ennemies du Président par des méthodes extrajudiciaires et des plus cyniques.

C’est par héritage qu’on intègre ce département mystérieux soit par ses parents sorciers ou des agents tribal pour la plupart. A partir d’une vision aussi étroite que mesquine, il n’est pas surprenant d’en arriver aux abus et dérives de toutes sortes tels la violation de la vie privée des citoyens, l’ingérence de l’Etat dans la désignation des chefs coutumiers et spirituels et le dérèglement de nos coutumes, le refus de poursuivre et de juger les auteurs des crimes graves, l’ingérence de l’exécutif dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire, refus de libérer des détenus malgré les décisions de justices, multiplication des arrestations et des enlèvements extrajudiciaires, transfert de prisonniers vers d’autres prisons inconnu sans respect des lois, refus de libérer des prisonniers malades, justification et légalisation de la torture, traitement arbitraire et excessifs des détenus mêmes en garde à vue, acharnement démesuré contre les militants et journaux proches de l’opposition , violation permanente du code et fichier électoraux au profit du parti au pouvoir depuis près quarante ans.

Le SDS est une institution budgétivore au service du clan mafieux au pouvoir et tout le malheur des Djiboutien y réside. Il ne s’agit pas seulement de remplacer le Directeur l’homme a peau noir qui continue de jouer les premiers rôles dans la transgression du droit et nul n’ignore les graves atteintes aux droits humains dans la ténébreuse affaire d’atteinte à la sureté de l’Etat. Que le droit soit dit et que justice soit faite.

 

Sahal Ainan Ainan

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