Somaliland/Djibouti : D’après Hargeisa le fils du président de Djibouti est propriétaire du navire bourré d’arme…

Liban Ismael Omar guelleh - fils d'IOGHassan Osman Mohamud « Aloore », le ministre de la Sécurité du Puntland a clairement fait savoir que le navire bourré d’arme et arraisonné à Berbera était destiné au groupuscule islamiste Al-shabaab.

Le ministre a parlé aux journalistes dans son bureau à Garoowe et a confirmé que son administration surveillait les mouvements de ce navire ces derniers temps. Il va jusqu’à qualifier la Somaliland d’élément déstabilisateur de la région et de la Somalie dans sa totalité.

Pendant ce temps, Ali Muhammad dit Waran-Adde, ministre de l’Intérieur de la Somaliland a rétorqué que les armes ne sont pas destinées à Hargeisa et que son état enquête sur sa provenance et ses destinataires.

Il a nié catégoriquement l’implication de la Somaliland dans ce projet de trafic d’arme.

Or, d’une manière officieuse des membres du service des renseignements de la Somaliland pointent du doigt le fils ainé du président de la république de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh et des proches de l’épouse du président.

En effet, Liban Ismaël Omar Guelleh a été déclaré personne non-grata du territoire de Puntland et il s’est fut expulsé manu militaire de l’aéroport puntlandaise il y a un mois et demi. Accusé déjà des trafics d’arme et de blanchissement d’argent, le Puntland avait vu la présence sur son sol de Liban dangereux et nuisible à son image auprès des occidentaux qui combattent la piraterie et les terrorismes sur le sol somalien.

Si cette accusation officieuse, pour l’instant, de Hargeisa s’avérait exacte, il est clair que Liban ne fait que perpétuer l’activité mafieuse de la famille.

Plusieurs ONGs somaliens qui ont contacté HCH24 sollicitent la médiatisation de cette affaire pour qu’il y ait une enquête Onusienne ou internationale afin que les instigateurs de la fragilisation de la Somalie soient mis à nu sur la place publique.

 

Infos annexes :

Extrait tiré du site web ARDHD – http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=9476

« Une note non datée – mais postérieure à la mort du magistrat – de la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD), le renseignement militaire français, résume l’état de décomposition de ce pays « ami ». Evoquant le nébuleux contexte de l’affaire Borrel, l’auteur fait état de «la mise en cause de diverses personnalités politiques locales, dont l’actuel président de la République, Ismaël Omar Guelleh, dans des affaires de trafic d’armes, de stupéfiants et de fausse monnaie. Une collusion étant avérée entre les autorités judiciaires chargées du décès du juge Borrel, divers membres du gouvernement et diverses personnalités mafieuses locales». La clé de l’assassinat du magistrat se trouve sans doute dans ce magma nauséabond.

Tous accompagnés de leur famille.

La location de la plate-forme militaire rapportait à Djibouti 18 millions d’euros par an (somme portée à 30 millions en 2005). Une broutille pour la France, une manne pour cette contrée désertique qui comptait seulement 500 000 habitants. Environ 1 700 Français y étaient établis à demeure et prospéraient dans l’import-export, la construction ou le commerce. Parmi eux, des individus au passé trouble tenaient le milieu de la nuit et des jeux, en bonne entente avec une mafia locale, corse, italienne et libanaise. Camorra à l’africaine, baptisée par les Djiboutiens le « clan d’IOG ». Le clan d’Ismaël Omar Guelleh – alors chef des services secrets et homme fort du régime (il sera élu président en 1999, succédant à Hassan Gouled).

Un nid de ripoux inféodés au pouvoir, des banques blanchisseuses d’argent sale, des bars louches et des bordels à soldats, des trafics de conteneurs bourrés d’armes à destination du reste de l’Afrique, d’alcool et de cocaïne destinés au golfe Persique. Un bastion du RPR, version « Françafrique », et de certaines obédiences maçonniques. C’est ça, Djibouti, quand débarque Bernard Borrel, 40 ans, avec épouse et enfants. Un pays à la logique illisible pour ce magistrat réputé intègre et droit. Psychorigide, selon certains. »

Mafia familiale à DjiboutiExtrait tiré de Wikileaks

« DJIBOUTI – de WIKILEAKS

Le Président du Yémen à propos du Ismael Omar Guelleh de Djibouti : «  »Dites à Ismail Guelleh que je ne m’inquiète pas s’il fait de la contrebande de whisky au Yémen – à condition que ce soit du bon whisky – mais pas d’armes ou de la drogue «  ». Info transmises aux Américains à travers le Général Petraeus.

Parmi les télégrammes diplomatiques entre Washington et ses ambassades révélés par le site wikileaks, un des câbles concerne le président yéménite et son ami IOG, le dictateur djiboutien.
C’est dans une note secrète transmise en janvier 2010 par l’ambassade des Etats Unis à Sana’a avec la mention « SECRET/NOFOR » que le président yéménite se plaint d’IOG.

Le télégramme révélé par wikileaks est un compte rendu de la rencontre du général Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, puis en Afghanistan, avec le président Ali Abdallah Salah. Durant cette visite, Ali Abdallah Salah s’est plaint de son voisin, en pointant du doigt la contrebande particulièrement gênante de Djibouti. Il affirme que les gardes du Yémen ont intercepté récemment quatre conteneurs d’origine TNT de Djibouti.

Il continue la discussion en plaisantant : Ali Abdallah a déclaré aussi que les contrebandiers de tous bords corrompent à la fois les gardes-frontières de l’Arabie Saoudite et du Yémen. »

Hassan Cher


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