Djibouti : Alhoumekani est-il vraiment libre et en sécurité au Yémen ?
L’opposant djibouto-yemenite, Mohamed Saleh Alhoumekani, détenu dans son pays d’origine depuis le 24 août, a été libéré mardi après-midi, a confirmé sa famille.
Mohamed Saleh Alhoumekani avait été arrêté le 24 août à Sanaa, alors qu’il prévoyait de rendre visite à des proches. Il est un témoin clef dans l’affaire Borrel, du nom de ce juge français assassiné en 1995 à Djibouti. A l’époque, la justice avait conclu à un suicide, mais des témoignages, dont celui de M. Alhoumekani et d’Iftin, qui fut des officiers dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président et son entourage.
Deux ordonnances de libération immédiate avaient été délivrées par un juge yéménite mais sans être rendues effectives. La demande d’extradition formulée par Djibouti pour calomnie envers le chef de l’État, Ismaël Omar Guelleh, semblait dès lors être l’unique raison du maintien en détention du ressortissant belge.
Sa libération aujourd’hui n’est pas passée inaperçu et des informations que nous venons de recevoir des sources proches du régime IOG aurait piqué une telle crise que Hassan Saïd, dit Hassan Madobé, chef du service des renseignements djiboutien, le Service du Documentation et de la Sécurité, a cru que la terre se dérober sous ses pieds.
Quelques minutes plus tard Hassan Saïd communique à des responsables de la garde républicaines du régime djiboutien que la deuxième phase doit être exécutée.
À suivre avec sérieux cette affaire…
HCH


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