Djibouti : Les parcours et identités des kamikazes qui se sont fait exploser au Restaurant-Bar LA CHAUMIERE à Djibouti.

photos 2 terroristes - ministre interieur et Djib24Monsieur Muse Robleh Herad âgé de 36 ans, et Mme Hodan Mahammud Isse âgée de 29 ans sont les deux kamikazes qui ont participé à l’attaque meurtrière du restaurant La Chaumière, qui s’est soldé par 7 morts et 33 blessés.

Herad est entré dans la deuxième salle du restaurant La Chaumière où les soldats internationaux étaient assis et s’est fait exploser lui-même, en quelques secondes plus tard son épouse Mme Hodan a finalisé leur actions et s’est fait exploser dans la première salle où d’autres jouaient sur une table de billard.

Né et élevé à Dire-Dawa, l’une des villes commerciales historiques de la région de Shiniile. Mr. Herad, qui est un Furla’be, sous-clan de la tribu Issa, a séjourné à Karachi, au Pakistan en 2007, où il a rencontré Hodan qui est de Isse-Muse, sous-clan de Isaaq, et est né à Berbera port de la ville du Somaliland. Les deux kamikazes ont étudié au Pakistan. Des sources fiables ont confirmé à Waagacusub médias que les deux portaient des passeports éthiopiens.

En 2009, le couple s’est rendu dans la capitale somalienne de Mogadiscio et a vécu avec un homme dénommé Moalim Burhan, de la tribu Gadabursi (Samaron), dont un de ses ascendants, un des chefs d’Al- Shabab, a été exécutés avec Ibrahim Haji Jama mee’aad aha Ibrahim al -Afghani par al- Shabab, le 20 Juin 2013.

Le couple qui se fait exploser à Djibouti est allé à Dire-Dawa par voie de Hargeisa, la ville de la capitale du Somaliland le 23 Décembre 2013. Selon des sources proches d’Al- Shabab, à cette époque, le couple avait laissé leurs gilets explosifs à Hargeisa.

Le 22 Mai 2014, leurs gilets explosifs cachés dans un camion commercial sont arrivés à Djibouti un jour seulement après que le couple ait traversé la ville frontalière de Lowya -ade avec l’aide d’un membre de la police de l’immigration Djiboutienne, Suleiman Waberi.

En 2013, monsieur Herad et sa femme entre autres kamikazes ont été envoyés à Addis-Abeba dans le but de mener des attaques suicides en série, mais la mission a échoué après leur camarade djihadiste kamikaze, Ahmed Abdi, de la tribu Isaaq, a explosé par erreur lui-même à Addis -Abeba le 13 octobre 2013. L’Ethiopie a arrêté un grand nombre de personnes qui auraient été chargé d’aider le groupe terroriste.

La police anti- terroristes de l’Ethiopie et du Groupe de contrôle des Nations unies sur la Somalie ont trouvé le passeport d’Abdi et ont appris dans leur recherche qu’il a reçu une grosse somme d’argent grâce à l’un des agences de transfert d’argent somaliennes qui exerce légalement à Addis-Abeba.

Des sources fiables indiquent que l’attentat-suicide qui a eu lieu à Djibouti a été facilitée par des membres du cabinet de Silaanyo, la présidence de la Somaliland et des membres des services de renseignement de Djibouti.

Déjà le 3 Janvier 2012, Al- Shabab prévoyait de mener des opérations suicides à Djibouti principalement ciblant des domaines stratégiques tels que le train, la route Djibouti/Addis-Abeba et des hôtels particuliers. Les personnes qui devraient mener ses attaques terroristes au nom d’Al- Shabab étaient en majorité du clan Issa.

Facteurs qui contribuent à pousser des modérés Issas à des actions kamikazes

Depuis la tentative avortée de coup d’Etat du colonel de la police, Yassin Yabe, le 7 décembre 2000 , grâce au concours du général de l’armée, Zakaria Cheikh Ibrahim , qui dans cette intervention a porté secours au régime dirigé par son cousin clanique, Ismaël Omar Guelleh, et qui est sous la mainmise d’une loge clanique. Le clan Mamasan la tribu Issa dont est issu Ismaël Omar Guelleh et Feu son oncle, l’ex président de Djibouti, est majoritairement originaire du Nord de la Somalie bien que dans le Xeer Issa, la loi centenaire qui régit cette communauté, le territoire des Issas est pour toute la communauté sans distinction clanique.

Ismail Omar Guelleh, afin de s’assurer un pouvoir clanique éternel à Djibouti, il a limogé de nombreux hommes politiques et les fonctionnaires de ses principaux clans rivaux et les a remplacés par des hommes des clans minoritaires qui ont moins de menace à son pouvoir et ne peut pas le renverser ou concurrencer.

Ismail Omar Guelleh avait limogé Yassin Yabe avant la tentative de coup d’état ​​avorté et il a placé à la tête de la police un homme issu de la minorité arabe de Djibouti, et actuellement le colonel Abdillahi Abdi qui est le cousin du ministre de la Défense, M. Abdulkadir Mohammed Kamil tous deux originaires du clan Urweine, une des minorités dans la tribu issa mais des autochtones du territoire djiboutien.

Le dictateur Djibouti n’a pas fait une épuration clanique dans l’administration et les forces armées mais il a en plus commencé à réaliser des éliminations physiques ciblées, des arrestations et des emprisonnements, des harcèlements des masses sans un procès équitable et transparent, et souvent sans procès. Les principaux clans de la tribu Issa (principalement les Furla’bes, les odahgobes et les Saad-Mousse) sont remonté contre ce pouvoir inique et l’implication des milices et une rébellion issues du clan d’Ismaël Omar Guelleh, le clan Mamasan, a fait exploser l’abcès au point que chaque clan se prépare à se défendre.
De plus en plus des voix s’élèvent dans les clans Issa appelant à la lutte armée, constitution des rebellions, qui était une action mal vu avant dans cette tribu.

M. Guelleh, qui a hérité le pouvoir en 1999 de son oncle et premier président du pays, Hassan Guled Abtidon, a modifié la constitution pour se permettre au moins une présidence éternel.
Malgré , le nombre important d’emploi qui se crée à Djibouti, les bases militaires des forces occidentaux, dont Français, américaine, japonais, espagnol, allemand et Italie, ce pays est le meilleur endroit pour travailler et obtenir un salaire bien rémunéré et enrichissant en Afrique de l’Est . Beaucoup de Djiboutiens se sont vus remplacer par des Philippines dans le camp Lemonnier et sont très en colère et disent que les étrangers prennent leurs emplois. Par ailleurs, beaucoup de Djiboutiens ont été licenciés de leurs emplois pour des raisons claniques, politiques, infondés et abusives.

Toutefois, Djibouti partage des frontières avec la région Somali du kiilil 5 de l’Ethiopie, la région Afar de l’Ethiopie, la Somalie ou Somaliland et l’Erythrée. Ce pays tente de lutter contre la contrebande au cours des cinq dernières années sur pression des forces américains stationnés à Djibouti qui y voit dans ce trafic la présence des réseaux terroristes et mafieux.

Djibouti accueille la seule base militaire des États-Unis en Afrique, où les drones partent pour mener des missions dans toute l’Afrique et la péninsule arabique. Au début du mois de Mai 2014 les États-Unis a convoqué le président djiboutien pour la signature de la prolongation de la présence des force américaines à Djibouti avec en contrepartie un loué de 63 millions de dollars US l’an. Le petit pays d’Afrique de l’Est a également fourni des troupes à la Mission de l’Union africaine en Somalie.

De Dahir Alasow From Netherlands et Ahmed Abdi From Yemen

info@waagacusub.net


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