Djibouti / Chine / Occident : Comment Ismaël Omar Guelleh met sur écoute ces hôtes officiels occidentaux pour le compte de la Chine.

Djibouti / Chine / Occident : Comment Ismaël Omar Guelleh met sur écoute ces hôtes officiels occidentaux pour le compte de la Chine.

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L’actuel palais présidentiel de Djibouti fut construit en 1896 pour abriter la résidence du gouverneur de Djibouti, à l’époque coloniale, Léonce Lagarde. Aujourd’hui, cet édifice abrite le Palais présidentiel de la République de Djibouti. Comme le bâtiment commence à vieillir, Ismaël Omar Guelleh a décidé de construire une extension sur la mer, vers le Nord-Est, du palais présidentiel à Djibouti.

Les travaux de l’extension ont été confiés à une société privée anonyme basée dans la région de Verona, en Italie. Cette société de construction créée en 1964 sous le nom de Technical international General engineering S. P.A avait réalisé les travaux d’extension entre Janvier 2010 à Juillet 2011. Le cahier des charges des services de TECHNICAL comprenait les activités suivantes :

  • Architecture et génie civil : travaux d’étanchéité, structures métalliques, pavage extérieur, travaux de peinture, etc.,
  • Systèmes mécaniques : études acoustiques et thermiques pour les murs extérieurs et fenêtres, plomberie, sanitaires, et réseaux de drainage,
  • La supervision de la construction du site,
  • Systèmes électriques : systèmes de détection de fumée, réseau électrique, ascenseurs, éclairage, etc.

Tel que TECHNICAL, dans un premier temps, les équipes électroniques, de surveillance, de sécurité et électriques ont été confiées à des sociétés occidentales. D’ailleurs, c’est une société japonaise qui avait installé les caméras de surveillance de la présidence vers 2012.

Vers fin 2015, tout change catégoriquement dans le palais présidentiel de Djibouti. Les caméras de surveillance japonaises sont désactivées sous prétexte que Tokyo et Washington pourraient utiliser ces caméras pour espionner les activités d’Ismaël Omar Guelleh.

Courant 2016, le corps de la garde républicaine commandé par le colonel Mohamed Djama Doualeh, cousin proche d’Ismaël Omar Guelleh, les éléments de ce corps spécial en charge de la surveillance de la présidence djiboutienne et tous les locaux de la présidence sont équipés des matériels de télécommunications des marques chinoises, Huawei et Techno.

D’après des informations reçues des hauts gradés de la gendarmerie nationale et de la police, il existe dans la nouvelle extension du palais présidentiel djiboutien de l’escale une salle équipée des matériels chinois d’espionnages qui permettent de brouiller les matériels d’espionnage externes au palais d’un côté et permettent aussi de transmettre en direct, à la base militaire chinoise de Doraleh, pour des analyses, tous les échanges d’informations pendant les réunions avec des officiels occidentaux et le président de la République de Djibouti de l’autre côté.

Ces informations sont complétées par des propos recueillis auprès du ministère des Affaires étrangères et des cadres en fonction à la présidence de Djibouti. Ces fonctionnaires de l’état ont constaté qu’Ismaël Omar Guelleh accueillait ses hôtes occidentaux dans la nouvelle extension du palais présidentiel. Et dans les discussions, quand les officiels Occidentaux exposent leurs inquiétudes sur la mainmise de la Chine sur Djibouti et les projets cachés de Pékin en Afrique de l’Est, Guelleh défend vigoureusement l’importance de la Chine pour Djibouti et le continent Afrique. C’est le cas de la visite d’Emmanuel Macron, président de la France, le 12 mars 2019, pendant son passage dans l’extension du palais présidentiel de l’escale, d’où il a été mis sur écoute pour le compte des Chinois.

Cette technique, illégale au niveau de la diplomatie internationale et malhonnête devant des hôtes que tu accueilles dans ta demeure, permet à Ismaël Omar Guelleh de se faire passer comme victime de l’occident devant la Chine. Il essaie de faire comprendre aux Chinois qu’il subit des pressions à cause de son rapprochement avec Pékin. Ainsi, Ismaël Omar Guelleh a un protecteur dans les instances internationales qui lui permettra de prolonger ses mandats à la tête du pays.

Ces jeux propres à l’intelligence limitée des malins peuvent se révéler dans un proche délai, un risque imminent à la souveraineté de la République de Djibouti.

La preuve, en décembre 2018, un homme de race blanche, que les officiers de la garde républicaine de Djibouti avaient défini comme un agent du renseignement numérique des États-Unis a été interpellé dans l’enceinte du palais de la présidence de Djibouti à l’escale. Le commandant de la garde républicaine, le colonel Mohamed Djama Doualeh, n’a pas fait appel à la gendarmerie nationale pour faire les investigations au sujet de la présence d’un intrus ou étranger à la présidence de Djibouti, mais il a fait appel à des experts de l’armée populaire de libération chinoise en poste à leur base militaire de Doraleh. Les experts de l’armée chinoise ont fait de prélèvement et des photos dans les bureaux de la présidence djiboutienne. Le colonel de la garde républicaine a ensuite envoyé tous les officiers et sous-officiers de la garde républicaine dans la base militaire de l’armée populaire de libération chinoise à Djibouti pour des investigations et des interrogatoires.

À ce rythme, il nous reste simplement qu’Ismaël Omar Guelleh déclare la République de Djibouti la vingt-quatrième province de la Chine.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared