Djibouti : Guelleh use le terrorisme comme moyen d’asphyxier la lutte pour la démocratie et de berner l’Occident.

Ismael Omar Guelleh-IOG- use le terrorisme commeLa Haute Cour du Royaume-Uni (UK) s’est interrogé sur une accusation de terrorisme faite par le gouvernement de Djibouti contre l’homme d’affaire djiboutien, Abdourahman Boreh, qui avait conduit au gel de ses actifs dans plusieurs pays.

M. Boreh, un ancien confident du président Ismail Omar Guelleh, a été condamné par contumace pour actes de terrorisme suite à une explosion d’une grenade dans un supermarché à Djibouti, qui avait lieu le 5 Mars 2009. Le régime prétend être l’acte d’une organisation qui avait été engagé dans des activités subversives contre le gouvernement.

Les poursuites contre M. Boreh s’articulaient sur deux conversations téléphoniques qu’il avait eues avec deux frères qui ont parlé d’un «acte» étant «Terminé» à Djibouti. Sans oublier que l’ainé de deux frères, Mahdi Ahmed Abdillahi, est mort sous la torture pour avoir refusé d’appuier un faux témoignage fabriqué contre Boreh en échange des millions de FDJ.

En conséquence M. Boreh a été reconnu coupable par la justice de Guelleh et le régime de Djibouti avait cherché à l’extrader de Dubaï.

Mais M. Boreh, qui s’était embrouillé avec le président Guelleh, a déclaré que la charge était basée sur des motifs politiques.

Néanmoins, le gouvernement de Djibouti continue ses acharnements et demande le 11 Septembre 2013 à la Cour commerciale, une sous-division de la Haute Cour de justice d’UK, le gel des actifs de M. Boreh.

L’injonction a été accordée par le juge Flaux sous les arguments juridiques des avocats mandatés du cabinet Gibson, Dunn et Crotcher, représentant le gouvernement de Djibouti, et les avocats chargé par Byrne et Partenaires, représentant M. Boreh.

Toutefois, les choses ont pris une tournure différente récemment, lorsque l’affaire a été traitée officiellement devant le juge Flaux qui a découvert qu’il avait été induit en erreur sur la date des conversations entre M. Boreh et les frères, que le gouvernement disait qu’il avait eu lieu le 5 Mars 2009.

Il s’est avéré que les conversations ont eu lieu le 4 Mars, avant l’attaque à la grenade, et donc ne pouvait pas se rapporter à l’’acte terroriste. En effet, les discussions codées faisaient référence à la distribution de tracts anti-gouvernementaux à Djibouti.

Le juge Flaux a reconnu que les avocats du gouvernement Djibouti ont induit délibérément en erreur le tribunal mais s’est demandé, à la lumière de la nouvelle information, le bien fondé de la condamnation de M. Boreh à Djibouti.

Il a ajouté que M. Boreh avait le droit de demander réparation contre l’injonction de geler ses avoirs.

Des hauts responsables de la sécurité et justice à Londres ont déclaré que cette affaire avait clairement exposé comment le gouvernement djiboutien utilise cyniquement de la lutte contre le terrorisme pour réprimer ses adversaires politiques et les défenseurs des droits humaines.

Ils disent que ça ne fera éroder la confiance du gouvernement américain à l’égard du président Guelleh. Les américains pensent que Guelleh devrait s’attaquer effectivement la menace réelle croissante au lieu d’utiliser le terrorisme comme un ballon de football dans la politique locale.

Des grandes puissances occidentales, dont les États-Unis, le Japon, l’Espagne et la France depuis un demi-siècle disposent d’énormes installations militaires à Djibouti dans le cadre de la lutte contre la piraterie en Océan Indien et le terrorisme international.

Les accusations de terrorismes fallacieuses de président Guelleh n’était pas sans rappeler de l’époque de la guerre froide lorsque les dictatures africains utilisés la rhétorique anti-communiste pour obtenir le soutien aveugle des États-Unis.

Les choses sont différentes de nos jours, ce genre de cynisme ne fonctionnera pas aujourd’hui.

Bien sûr, il y a une menace islamiste croissante dans la Corne de l’Afrique, mais le président Guelleh ne devrait pas utiliser cela comme une occasion de bloquer le processus démocratique et d’éliminer physiquement et juridiquement ses adversaires ainsi que les acteurs de la société civile. »

La stabilité politique à Djibouti est maintenant une préoccupation croissante pour les États-Unis, qui a besoin de Djibouti pour être un partenaire fiable offrant des bases sûres pour combattre le terrorisme en Somalie et au-delà.

Mais cela pourrait être plus facile à dire qu’à faire, car Djibouti est enfermé dans une impasse politique due à l’usurpation du pouvoir publique dans sa totalité par une mafia familiale tentaculaire sans scrupule et sans pitié.

A part, la signature le mardi 30 décembre 2014, entre l’USN et l’UMP, d’un accord-cadre mascarade qui a créé plus de doute que des joies dans la population et dont l’objectif est de le concrétiser dans un délai de 30 jours, aucune ouverture démocratique n’est visible ni prévisible avec le régime de Guelleh.

HCH


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