Soudan du Sud : reprise des combats entre l’armée et les rebelles au Nord
Le gouvernement sud-soudanais était le premier à confirmer la reprise des hostilités. Il a indiqué avoir fait de nombreux tués dans les rangs rébelles. Le porte-parole militaire rebelle a démenti cette version des faits, en soulignant au contraire que « les forces loyalistes ont subi de lourdes pertes », a confié à l’AFP Lony Ngundeng.
Pour l’heure, il est difficile d’établir un tableau de la situation actuelle au nord du pays. Les deux camps qui s’affrontent depuis décembre 2013, pourtant signataires de plusieurs accords de cessez-le-feu se rejettent la responsabilité. Des sources humanitaires citées par l’Agence française, ont confirmé des combats dans cette région septentrionale de Renk, sans pour autant donner plus d’informations.
Le jeune État sud-soudanais a replongé dans la guerre civile depuis le 15 décembre 2013, soit deux ans seulement après son accession à l’indépendance. Le pays est déchiré par des antagonismes politico-ethniques alimentés par la rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Jusqu’alors, aucun bilan officiel n’est disponible mais des observateurs estiment que le conflit a fait des dizaines de milliers de morts. Deux millions de personnes ont été chassées de chez elles, selon l’ONU, et le pays est au bord de la famine.
Un an après l’ouverture des pourparlers inter sud-soudanais à Addis-Abeba sous médiation de l’organisation gouvernementale est-africaine Igad, les deux frères ennemis Salva Kiir et Riek Machar ne parviennent pas à se parler. Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté récemment, à la suite de l’échec du septième round des négociations, une résolution prévoyant le principe de sanctions contre les belligérants. Mais ces avertissements sont restés muets.
Le 6 mars dernier, les négociations de paix ont été finalement ajournées à Addis-Abeba : « J’ai le regret de vous informer que les discussions n’ont pas débouché sur les progrès nécessaires », a déclaré le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, au nom de l’Igad.



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