Éthiopie : La situation de l’Ethiopie chemine vers une guerre clanique comparable à celle de la Somalie voisine.

régions éthiopiennes en feuDepuis le samedi 13 août 2016 des affrontements armés opposent des groupes de l’ethnie Amhara dénommé « groupe d’autodéfense Amhara » et les forces spéciales composés majoritairement de l’ethnie Tigrée et baptisé « Agazi ». Ces conflits armés se déroulent dans le sous-district rural de Takussa de la région Gondar.

D’après les renforts qui viennent des différents districts de la région Amhara, l’organisation et la collecte des fonds qui s’organisent dans les villes amharas et auprès de la diaspora, tous les politiciens concluent que l’insurrection pacifique commence à prendre et à se transformer en guerre ethnique.

Les combats dans la zone Nord, sous-district de Takussa, en Gondar ont causé de nombreux morts et blessés dans les deux rangs. Les blessés des forces d’autodéfense amhara sont soignés dans des hôpitaux improvisés et des hôpitaux qui sont sous les contrôles des amharas.

Six commerçants et fonctionnaires de l’ethnie Tigrée ont été lynchés à Gondar et leurs business et biens immobiliers ont été saisi par la population amhara en colères.

Le porte-parole du régime TPLF, Daniel Berhane, a accusé les organisations des droits de l’homme, Amnesty International et Human Rights Watch, de discrimination à l’égard de l’ethnie Tigrée dont il appartient. Il accuse ces ONGs de relater seulement des problèmes d’Amhara et Oromo et non les lynchages des tigrées à Gondar.

Le parti ANDM de la région Amhara, allié du TPLF, est dissoute et les fonctionnaires amharas de ce parti politique pro régime sont appelés à faire le choix entre l’opposition et la fidélité à Mékélé.

Dans l’histoire de l’Ethiopie c’est la première fois qu’un nombre aussi importants des forces armées sont déployés à Bahir-Dar, Debré Markos, et toutes les villes de la région Amhara.

Le lundi matin 15 aout 2016 vers 7h des témoins de la presse de l’opposition et des activistes des réseaux sociaux confirment avoir vu dans le district de Jimma de la région Oromo une colonne de 50 chars de combat de l’armée spéciale éthiopienne qui avançaient en direction d’Addis-Abeba. Ces tanks sont stationnés dans la base militaire de Moyale, la frontière du Kenya avec le pays.

Dans les rues et les routes de la capitale éthiopienne on peut voir des membres de l’armée et des forces de l’ordre équipés des Kalachnikov ainsi que des snippers sur quelques bâtiments chargés saper toute manifestation pacifique ou révolte populaire.

Des proches du TPLF / EPRDF murmurent avoir reçu des informations comme quoi l’opposition éthiopien se prépare à la prise de la capitale, Addis-Abeba.

De l’autre côté, le Premier ministre éthiopien, Hailé Mariam Desalegn, prétend vouloir résoudre les problèmes actuels de son pays par la médiation et les voies pacifiques.

L’ONU qui accuse Addis-Abeba d’utiliser la force létale contre les manifestations pacifiques des régions d’Oromia et d’Amhara l’invite à accepter une mission d’enquête indépendante du conseil des droits de l’homme.

Le porte-parole du gouvernement éthiopien, Getachew Reda,  rejette l’arrive dans son pays d’une commission d’enquête de l’ONU, parce que, d’après lui, le gouvernement est responsable de la protection de sa population.

Cependant l’Éthiopie a commencé à glisser, pour la première fois de son histoire, vers chaos imprévisible au vu au su de ses dirigeants.

Hassan Cher


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