Éthiopie : Le TPLF a fait savoir au Premier ministre d’Addis-Abeba que toutes les options étaient possibles pour le peuple tigré.

Le samedi 8 décembre 2018, des dizaines de milliers de personnes ont assisté au rassemblement massif organisé dans la ville de Mekele, portant des banderoles qui revendiquent le respect de la constitution éthiopienne, mettre fin aux conflits ethniques, cesser de prendre pour cible les tigrés et d’autres communautés au nom de la corruption, arrêter d’attaquer et de blâmer la région Tigré et bien d’autres.
Le Dr Debretsion Gebremichael, Vice-président de Tigré, a prononcé un discours passionné et brillant qui a ravi le vaste auditoire de la capitale, tigré. Dr Debretsion Gebremichael a vivement mis en garde ceux qui mènent la croisade désastreuse contre la constitution éthiopienne au nom du changement : « à partir demaintenant, ceux qui rejettent la demande du peuple, ignorent sa voix et lui font la sourde oreille paieront un lourd tribut. » Le dirigeant de l’État de Tigré a ajouté : « la violation de la constitution éthiopienne ne pourra se poursuivre. Soit la voix du peuple doit être entendue, soit elle se feraentendre! »
De plus, Dr. Debretsion Gebremichael a envoyé un message clair et sans équivoque à la population érythréenne. Il a ajouté que le peuple et le gouvernement de Tigré travailleraient au renforcement du processus de paix récemment engagé. Il aajouté que le gouvernement de Tigré ferait tout ce qui serait nécessaire pour que les Érythréens vivants à Tigré vivent et travaillent librement, sans aucun souci. Depuis le rapprochement des gouvernements éthiopien et érythréen, le gouvernement et le peuple de l’État de Tigré disent que tout ce qui concerne le processus de paix doit en glober les habitants de la zone frontalière.
Dans son discours, Dr. Debretsion a fait savoir clairement que la nouvelle administration en Éthiopieest en désaccord avec l’état de tigré : « récemment le gouvernement d’Abiy Ahmed a commencé à prendre pour cible des hommes politiques, des hommes d’affaires, des chefs d’armée et des anciens combattants du TPLF tigrés, au nom de violations des droits de l’homme et de la corruption. Il collabore également de manière indirecte avec les éléments radicaux de la région d’Amhara afin de déplacer des milliers de civils tigrés de la région. Dernièrement, de fausses questions d’identité ont été soulevées dans la région d’Amhara contre le peuple tigré de l’Ouest et du Sud de l’État Amhara. Toutes ces provocations n’ont pas échappé aux habitants de Tigré, raison pour laquelle ceux-ci se sont fait entendre lors des grands rassemblements, dont celui de la mère de tous les rassemblements dans la ville phare de Mekele, dans la capitale de l’État de Tigré. »
Ces dernière ssemaines, d’énormes rassemblements ont eu lieu dans toutes les villes et villages de l’État de Tigré, demandant au gouvernement fédéral de cesser de manquer de respect à la Constitution éthiopienne. Les responsables politiques du Tigré et son peuple souhaitaient également que le gouvernement éthiopien stoppe de travailler avec des forces destructrices vouées à vaincre ce qui a été accompli au cours des 27 dernières années au nom du changement, mais dans la pratique, tout ce qu’ils veulent, c’est rétablir l’ancien système d’une langue, une religion et un peuple et nient les droits de la majorité des Éthiopiens.
Cependant, les différents responsables de la région de Tigré qui sont intervenus à la tribune de la grande manifestation du samedi 8 décembre 2018 ont fait savoir que si le gouvernement n’arrêtait pas de violer la constitution fédérale éthiopienne, ils n’atteindraient pas qu’elle soit complètement anéantie, ils examineront toutes les options qui s’offrent à eux.
Hassan Cher


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