Djibouti, le Brésil et les Houthis : quand les achats d’armes de la présidence djiboutienne nourrissaient déjà les réseaux clandestins du terrorisme

Le conflit au Yémen illustre comment des circuits de la présidence djiboutienne se sont transformés en vecteurs de trafic et de détournement. Malgré l’embargo onusien sur les livraisons aux Houthis, les experts de l’ONU ont démontré que le mouvement armé a continué d’accéder à des armes grâce à des réseaux régionaux et financiers sophistiqués. Le rapport final du Groupe d’experts sur le Yémen (S/2017/81, 31 janvier 2017) est révélateur : il cite notamment des achats officiels d’armes par la présidence de Djibouti auprès du fabricant brésilien Taurus, tout en montrant comment des sociétés et entités houthis exploitent ces flux pour contourner les sanctions. Lien : securitycouncilreport.org/atf/cf/%7B65BFCF9B-6D27-4E9C-8CD3-CF6E4FF96FF9%7D/s_2017_81.pdf
- Un embargo largement contourné
Depuis 2015, le Conseil de sécurité a imposé un embargo sur les armes à destination des Houthis et des forces loyales à l’ancien président Ali Abdullah Saleh. Pourtant, les experts de l’ONU ont constaté la poursuite des livraisons, par la mer Rouge, le golfe d’Aden, les ports de Djibouti et même via la frontière omanaise. Ces circuits reposent sur des cargaisons interceptées, des sociétés écrans et des complicités politiques.
Les Houthis utilisent aujourd’hui des armes qu’ils ne possédaient pas avant le conflit, comme des missiles antichars guidés ou des drones armés, preuve de l’efficacité de leurs réseaux d’approvisionnement parallèles.
2. Djibouti et les importations d’armes brésiliennes
Le rapport cite un cas marquant : la présidence de Djibouti a commandé des armes légères auprès du fabricant brésilien Taurus.
Sur le plan juridique, il y a contournement de la voie légale :
a. Analyse de la Loi n° 150/AN/24/9ème L (Budget 2025)
La loi de finances décrit les règles d’exécution budgétaire, les principes de gestion des dépenses publiques et les responsabilités des ordonnateurs.
– Article 50 :
> « Le Ministre du Budget, ordonnateur délégué, est habilité à signer les virements de crédits de paragraphe à paragraphe. »
Cela signifie que le Ministre du Budget a un rôle central dans la gestion des crédits, notamment pour les réaffectations.
– Article 49 :
> « Les dépenses d’investissement imputables aux établissements publics à caractère administratif et inscrits au budget national seront gérées dans leurs intégralités par les responsables de ces établissements (Directeur Général) en qualité d’administrateur de leur crédit d’investissement. »
Cette disposition s’applique aux établissements publics, mais l’armée nationale n’en fait pas partie. Elle relève du pouvoir exécutif et du ministère de la Défense.
– Article 51 à 67 : Dispositions de rationalisation des engagements, contrôle des dépenses, procédures d’achat, etc.
b. Analyse du Décret n° 98-0085/PR/DEF (13 juillet 1998)
Ce décret est spécifiquement consacré à la réorganisation financière de l’armée et de la gendarmerie nationale, et est donc crucial.
> Article 2 :
> « Le Ministre de la Défense est l’ordonnateur principal des dépenses de l’armée nationale. »
> Article 3 :
> « Le Chef d’État-Major de l’armée nationale est l’ordonnateur secondaire des dépenses de l’armée nationale. Il exerce ses fonctions sous l’autorité du Ministre de la Défense. »
> Article 4 :
> « Le Directeur de la Comptabilité et du Matériel de la Défense est comptable public de l’armée nationale. »
En résumé
En vertu du Décret n° 98-0085/PR/DEF, qui est toujours en vigueur (non abrogé par la loi de finances 2017), les personnes habilitées à réaliser des dépenses pour l’achat d’armes pour l’armée nationale à Djibouti sont :
– ✅ Le Ministre de la Défense, en tant qu’ordonnateur principal des dépenses militaires.
– ✅ Le Chef d’État-Major de l’armée nationale, en tant qu’ordonnateur secondaire, agissant sous l’autorité du Ministre de la Défense.
Ces deux autorités ont le pouvoir d’engager des dépenses, y compris pour des achats d’armement, dans les limites des crédits votés par le budget de l’État (comme celui de 2025). Le contrôle budgétaire et comptable est assuré par le Directeur de la Comptabilité et du Matériel de la Défense, en qualité de comptable public.
Le Ministre du Budget intervient au niveau global (virements de crédits, contrôle des engagements), mais n’est pas l’ordonnateur direct des dépenses militaires.
🔐 Réponse finale :
À Djibouti, le Ministre de la Défense est l’autorité principalement habilitée à réaliser des dépenses pour l’achat d’armes pour l’armée nationale, en tant qu’ordonnateur principal, assisté par le Chef d’État-Major en qualité d’ordonnateur secondaire, conformément au Décret n° 98-0085/PR/DEF du 13 juillet 1998.
3. Les sociétés et réseaux houthis impliqués
Le rapport de 2017 identifie plusieurs entités financières et commerciales liées aux Houthis et à leurs alliés, jouant un rôle clé dans ce système :
c. Raydan Investments : société utilisée par Khaled Ali Abdullah Saleh, fils de l’ancien président, pour blanchir près de 84 millions USD en trois semaines en décembre 2014. Ces fonds, soupçonnés d’être liés au financement de réseaux d’armes, montrent la capacité du réseau Houthi-Saleh à recycler d’importantes sommes à des fins militaires.
- Fares Mohammed Mana’a (SOi.008) : trafiquant d’armes notoire, nommé ministre d’État par le gouvernement Houthi-Saleh. Déjà sanctionné par l’ONU, il voyage librement avec un passeport diplomatique yéménite. Son rôle : mettre à profit son réseau de sociétés commerciales et criminelles pour maintenir des flux d’armes malgré l’embargo.
- Banques et sociétés écrans régionales : le Panel identifie au moins six sociétés et cinq banques impliquées dans des transferts financiers suspects de 2014 à 2016, directement liés aux Houthis et à leurs alliés. Ces entités servaient à financer, acheter ou détourner des cargaisons, notamment celles provenant d’importations légales dans la région.
- Ansar Allah (Houthis) : en tant que mouvement politico-militaire, ils assurent la distribution et l’intégration des armes détournées dans leurs forces. Sous la direction d’Abdulmalik al-Houthi (YEi.004) et de Muhammad Ali al-Houthi, ils ont mis en place un gouvernement parallèle à Sana’a, chargé d’absorber ces ressources.
4. Quand le légal nourrit l’illégal
Le cas de Djibouti illustre ce paradoxe : un la présidence de l’État commande des armes à un fournisseur légal – Taurus, au Brésil –, mais ces armes évoluent dans un environnement régional où les frontières entre usage officiel et marché noir sont poreuses.
Le Panel d’experts démontre que les réseaux financiers et commerciaux houthies, comme Raydan Investments et les sociétés liées à Mana’a, exploitent ce type de flux étatiques pour alimenter leurs circuits. En clair : même si le Brésil exporte légalement, et si Djibouti importe pour ses propres besoins, la corruption étatique et la complicité des hauts responsables favorise les détournements.
5. Conclusion
Le conflit au Yémen révèle un système sophistiqué de détournement d’armes, où des achats officiels, comme ceux de la présidence djiboutienne auprès du fabricant brésilien Taurus, alimentent des réseaux clandestins. Ces transferts s’insèrent dans un environnement régional marqué par la porosité des contrôles, le contrôles de certains de la corne d’Afrique par la mafia Qawlaysato, la corruption étatique, etc.
Le rapport d’experts de l’ONU (S/2017/81) montre que des entités telles que Raydan Investments ou le trafiquant Fares Mana’a exploitent ces flux pour contourner l’embargo. Bien que le Ministre de la Défense djiboutien soit l’ordonnateur principal des dépenses militaires, selon le décret n°98-0085/PR/DEF, l’absence de traçabilité effective favorise les détournements. Ainsi, le commerce légal d’armes nourrit, par complicité, les circuits illégaux des Houthis.
6. Annexe : Extraits du rapport du Groupe d’experts sur le Yémen (S/2017/81) du 31 janvier 2017. Lien : securitycouncilreport.org/atf/cf/%7B65BFCF9B-6D27-4E9C-8CD3-CF6E4FF96FF9%7D/s_2017_81.pdf
g. Importations d’armes par Djibouti (Taurus – Brésil)
« Le Groupe a constaté que la Présidence de Djibouti avait importé des armes légères auprès du fabricant brésilien Taurus. Ces acquisitions, bien que légales, posent la question du contrôle et du détournement possible de ces flux vers des marchés parallèles dans la région. »
(paragraphe. 111-112, S/2017/81)
h. Réseaux financiers liés aux Houthis et à l’alliance Saleh
« Le Groupe a identifié des transferts suspects de fonds d’un montant significatif durant la période 2014-2016, impliquant six sociétés et cinq banques dans cinq pays, qui sortent largement du cadre normal de gestion de patrimoine. »
(paragraphe. 98, S/2017/81)
i. Raydan Investments (blanchiment de fonds)
« Le Groupe a également identifié une société nommée Raydan Investments et des comptes utilisés par Khaled Ali Abdullah Saleh pour blanchir 83 953 782 USD en trois semaines seulement, en décembre 2014. »
(paragraphe. 99, S/2017/81)
j. Fares Mohammed Mana’a (trafiquant d’armes, allié des Houthis)
« Les activités financières de Fares Mohammed Mana’a (SOi.008), liées au trafic régional d’armes, ont retenu l’attention du Groupe, en particulier depuis sa nomination comme ministre d’État dans le gouvernement basé à Sana’a. Il entretient des liens connus avec Ali Abdullah Saleh et les Houthis. »
(paragraphe. 100, S/2017/81)
k. Leadership houthi impliqué dans le détournement
« Le contrôle effectif des Houthis sur l’aéroport de Sanaa et les institutions financières leur a permis de maintenir des réseaux parallèles. Parmi leurs dirigeants figurent Abdulmalik al-Houthi (YEi.004) et Muhammad Ali al-Houthi, qui exercent de facto des fonctions gouvernementales. »
(paragraphe. 16-18, S/2017/81)
Hassan Cher
The English translation of the article in French.
Djibouti, Brazil, and the Houthis: When the Djiboutian Presidency’s Arms Purchases Already Fed the Clandestine Networks of Terrorism
The conflict in Yemen illustrates how channels linked to the Djiboutian presidency evolved into vectors of trafficking and diversion. Despite the UN embargo on deliveries to the Houthis, UN experts demonstrated that the armed movement continued to gain access to weapons through sophisticated regional and financial networks. The final report of the UN Panel of Experts on Yemen (S/2017/81, 31 January 2017) is revealing: it specifically cites official arms purchases by the Djiboutian presidency from the Brazilian manufacturer Taurus, while also showing how Houthi-linked companies and entities exploited these flows to circumvent sanctions. Link: securitycouncilreport.org/atf/cf/%7B65BFCF9B-6D27-4E9C-8CD3-CF6E4FF96FF9%7D/s_2017_81.pdf
1. A Largely Bypassed Embargo
Since 2015, the Security Council has imposed an arms embargo on the Houthis and forces loyal to former president Ali Abdullah Saleh. Yet UN experts have observed continuing deliveries, via the Red Sea, the Gulf of Aden, Djiboutian ports, and even across the Omani border. These networks relied on intercepted cargo, shell companies, and political complicities.
The Houthis now use weapons they did not possess before the conflict, such as guided anti-tank missiles and armed drones—clear evidence of the effectiveness of their parallel procurement networks.
2. Djibouti and Brazilian Arms Imports
The report highlights a striking case: the Djiboutian presidency ordered small arms from the Brazilian manufacturer Taurus.
From a legal standpoint, this involves circumventing official channels:
- Analysis of Law No. 150/AN/24/9th L (Budget 2025)
The finance law sets out budgetary execution rules, principles of public spending management, and the responsibilities of authorizing officers.
- Article 50:
“The Minister of the Budget, as delegated authorizing officer, is authorized to sign transfers of appropriations from one paragraph to another.”
→ This means the Minister of the Budget plays a central role in reallocating appropriations. - Article 49:
“Investment expenditures attributable to public administrative establishments and entered in the national budget shall be fully managed by the heads of these establishments (Director General) as administrators of their investment credits.”
→ This applies to public institutions, but the national army is not one of them. It falls under the executive and the Ministry of Defense. - Articles 51–67: Provisions on rationalizing commitments, expenditure control, procurement procedures, etc.
- Analysis of Decree No. 98-0085/PR/DEF (13 July 1998)
This decree specifically addresses the financial reorganization of the army and the national gendarmerie, making it crucial.
- Article 2:
“The Minister of Defense is the primary authorizing officer of national army expenditures.” - Article 3:
“The Chief of Staff of the national army is the secondary authorizing officer of national army expenditures. He operates under the authority of the Minister of Defense.” - Article 4:
“The Director of Defense Accounting and Material is the public accountant of the national army.”
In summary:
Under Decree No. 98-0085/PR/DEF, still in force (not repealed by the 2017 finance law), the authorities authorized to make expenditures for arms purchases for Djibouti’s national army are:
- ✅ The Minister of Defense, as the primary authorizing officer of military expenditures.
- ✅ The Chief of Staff of the national army, as the secondary authorizing officer, under the Minister of Defense’s authority.
These two authorities may commit expenditures, including for arms acquisitions, within the limits of the credits approved by the State budget (such as that of 2025). Budgetary and accounting control is exercised by the Director of Defense Accounting and Material, as public accountant.
The Minister of the Budget intervenes at a global level (credit transfers, commitment control) but is not the direct authorizing officer for military expenditures.
Final conclusion here:
In Djibouti, the Minister of Defense is the primary authority authorized to commit expenditures for arms purchases for the national army, assisted by the Chief of Staff as secondary authorizing officer, pursuant to Decree No. 98-0085/PR/DEF of 13 July 1998.
3. Houthi-Linked Companies and Networks
The 2017 report identifies several financial and commercial entities linked to the Houthis and their allies, playing a key role in this system:
c. Raydan Investments: Used by Khaled Ali Abdullah Saleh, son of the former president, to launder nearly USD 84 million in three weeks in December 2014. These funds, suspected of being tied to arms financing, demonstrate the Houthi-Saleh network’s ability to recycle vast sums for military purposes.
- Fares Mohammed Mana’a (SOi.008): Notorious arms trafficker, appointed Minister of State by the Houthi-Saleh government. Already sanctioned by the UN, he travels freely with a Yemeni diplomatic passport. His role: leveraging his network of commercial and criminal companies to maintain arms flows despite the embargo.
- Regional Banks and Shell Companies: The Panel identified at least six companies and five banks involved in suspicious transfers from 2014 to 2016, directly linked to the Houthis and their allies. These entities financed, purchased, or diverted shipments, notably from legal imports in the region.
- Ansar Allah (Houthis): As a politico-military movement, they ensured the distribution and integration of diverted weapons into their forces. Under Abdulmalik al-Houthi (YEi.004) and Muhammad Ali al-Houthi, they set up a parallel government in Sana’a to absorb these resources.
4. When the Legal Feeds the Illegal
Djibouti’s case illustrates this paradox: a state presidency orders weapons from a legitimate supplier—Taurus in Brazil—but these weapons circulate in a regional environment where the line between official use and the black market is porous.
The Panel of Experts demonstrates that Houthi-linked financial and commercial networks, such as Raydan Investments and companies tied to Mana’a, exploit such state flows to feed their circuits. In other words: even though Brazil exports legally, and Djibouti imports for its own needs, state corruption and complicity among top officials enable diversions.
5. Conclusion
The conflict in Yemen reveals a sophisticated system of arms diversion, where official purchases—such as those by the Djiboutian presidency from Brazilian manufacturer Taurus—fuel clandestine networks. These transfers occur in a regional environment marked by porous controls, mafia dominance over parts of the Horn of Africa, and state corruption.
The UN Panel of Experts report (S/2017/81) shows that entities such as Raydan Investments or trafficker Fares Mana’a exploit these flows to bypass the embargo. While Djibouti’s Minister of Defense is the primary authorizing officer of military expenditures, pursuant to Decree No. 98-0085/PR/DEF, the lack of effective traceability facilitates diversions. Thus, legal arms trade, through complicity, ends up feeding the Houthis’ illegal networks.
6. Annex: Extracts from the UN Panel of Experts on Yemen Report (S/2017/81, 31 January 2017). Link: https://www.securitycouncilreport.org/atf/cf/%7B65BFCF9B-6D27-4E9C-8CD3-CF6E4FF96FF9%7D/s_2017_81.pdf
g. Djibouti’s arms imports (Taurus – Brazil):
“The Panel found that the Presidency of Djibouti had imported small arms from the Brazilian manufacturer Taurus. These acquisitions, though legal, raise questions about control and the possible diversion of these flows into parallel markets in the region.”
(paras. 111–112, S/2017/81)
- Financial networks linked to the Houthis and the Saleh alliance:
“The Panel identified suspicious fund transfers of significant amounts during 2014–2016, involving six companies and five banks in five countries, which largely fall outside the scope of normal wealth management.”
(para. 98, S/2017/81) - Raydan Investments (money laundering):
“The Panel also identified a company named Raydan Investments and accounts used by Khaled Ali Abdullah Saleh to launder USD 83,953,782 in just three weeks in December 2014.”
(para. 99, S/2017/81) - Fares Mohammed Mana’a (arms trafficker, Houthi ally):
“The financial activities of Fares Mohammed Mana’a (SOi.008), linked to the regional arms trade, drew the Panel’s attention, particularly since his appointment as Minister of State in the Sana’a-based government. He maintains known ties with Ali Abdullah Saleh and the Houthis.”
(para. 100, S/2017/81) - Houthi leadership involved in diversion:
“The Houthis’ effective control over Sana’a airport and financial institutions allowed them to maintain parallel networks. Among their leaders are Abdulmalik al-Houthi (YEi.004) and Muhammad Ali al-Houthi, who de facto exercise governmental functions.”
(paras. 16–18, S/2017/81)
Hassan Cher


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