Djibouti : Ismaël Omar Guelleh sème les prémices de la guerre civile à Djibouti
L’ivoirité, le mot est employé d’abord par le président Henri Konan Bédié en 1993. Il en fait un usage plutôt libéral, en faisant un projet d’identité culturelle commune pour les 60 ethnies composant la Côte d’Ivoire, les nationaux ivoiriens comme les étrangers[réf. nécessaire] (qui représentent en 1998 le quart de la population2).
Mais, repris par ses adversaires politiques, ce concept est bientôt imprégné d’idées nationalistes et xénophobes. Des campagnes de presse ont ainsi imposé ce concept, qui conduit notamment à l’élimination du candidat du nord de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. Ce rejet d’Ouattara est facilité par le contexte de « méfiance identitaire ». À une différence ethnique, s’ajoute en effet une différence de religion : les Ivoiriens du nord, musulmans, sont soupçonnés d’être de mauvais Ivoiriens, et sont donc rejetés par les Ivoiriens du sud. Mais il aboutit à un sentiment d’exclusion des populations du nord, notamment les Malinkés dont les patronymes ont le plus facilement une consonance étrangère.
La Côte d’Ivoire est une population cosmopolite du point de vue culturel et ethnique : au recensement de 1998, elle compte 26 % d’étrangers3.
Pourtant, une partie de la population est victime d’exclusion, et Alassane Ouattara comme Henri Konan Bédié sont censurés. Le PDCI comme une large part du FPI y adhèrent4
Cette notion d’ivoirité est dénoncée par la FIDH comme étant à la base d’un « système xénophobe », qui dénonce également la loi sur la nationalité et la loi foncière, qui violent selon elle les droits civils, politiques, économiques et sociaux protégés par les pactes de l’ONU.
À Djibouti, la contestation populaire en marche depuis les élections législatifs de février 2013 et la mise en place de l’Union du Salut National ont plus soudés les djiboutiens quelques soient leurs appartenances claniques, religieuses, idéologiques, et régions.
Cette unité nationale étant devenu une arme pacifique indestructible et irritant pour le régime djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, l’un des derniers tyrans de l’Afrique, dans son énième haine emprunte le maux qui entrainé le Cote d’Ivoire dans les abysses de la dégénérescence du moral et de la foi humaine, la haine clanique.
Ismaël Omar Guelleh, président autoproclamé de la république de Djibouti, s’est permis de retirer la nationalité djiboutienne à un citoyen, monsieur Mohamed Daher Robleh, travailleur indépendant, arrêté, détenu au secret dans les locaux de la SDS durant une semaine en juillet 2013, victime de tortures, d’humiliations et de mauvais traitements, a été déchu de sa nationalité djiboutienne par un Décret présidentiel daté du 02 septembre 2013.
Par cet acte et bien d’autres, la dictature djiboutien a ouvert la boite de pandore et a instauré un maux grave dénommé la « djiboutianité ».
Il ensemence les œuvres d’une guerre civile mais le Cour Pénal International a, espérant, son regard tourné vers Djibouti depuis des mois. Nous appelons par la même occasion à ces collaborateurs de se désolidariser de la haine d’IOG autrement ils seront poursuivis pour complicités.
Hassan Cher
004178 824 52 69
signez la pétition pour couper le mal à la racine : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Retrait_de_la_nationalite_djiboutienne_au_dictateur_Ismael_Omar_Guelleh_et_la_totalite_de_sa_famille/edit


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