Somalie: l’Union africaine s’est employée pour repousser les islamistes
Face aux troubles présents en Somalie, la force de l’Union africaine a dû intervenir, mercredi et jeudi, dans la ville portuaire de Kismayo, dans le sud du pays. L’occasion de neutraliser provisoirement les différentes milices qui s’affrontent depuis plusieurs mois.
L’intervention de l’Amisom, la force de l’Union africaine en Somalie, a débuté mercredi soir. Des hommes de l’organisation internationale ont ainsi tenu en échec des assaillants shebab, comme la précisé l’Amisom dans un communiqué.
Ensuite, la manœuvre militaire s’est poursuivie dans la matinée de jeudi. «La milice (des shebab) est repassée à l’attaque», précise le communiqué.
Mais ses combattants ont été pris sous le feu des soldats de l’Amisom «avant même d’être sortis de leur véhicule». Le 4X4 surmonté d’une mitrailleuse à bord duquel ils se trouvaient a été détruit et plusieurs hommes ont été tués.
Avec quelque 17 700 hommes, l’Amisom tente, tant bien que mal, de soutenir l’action des autorités somaliennes.
Cependant, ces dernières apparaissent des plus fragiles et peinent à exercer leur pouvoir sur l’ensemble du territoire.
Mogadiscio demande au Kenya de se retirer de la force de l’Union africaine
Ainsi, plusieurs milices rivales se battent depuis plusieurs mois pour le contrôle de Kismayo.
Au sein de ce port stratégique du sud de la Somalie, le contingent kényan de la force de l’Union africaine a écarté les shebab en octobre 2012 en s’appuyant sur la milice locale Ras Kamboni de l’ancien chef islamiste Ahmed Madobe.
Récemment, les combats opposent notamment les miliciens d’Ahmed Madobe aux hommes de Bare Hirale, un ex-ministre somalien de la Défense aujourd’hui à la tête d’une puissante milice. Mais le Kenya reste dans le collimateur de Mogadiscio.
Après un déploiement, fin 2011, dans le sud du pays, pour y combattre les insurgés islamistes shebab, les troupes kényanes ont été intégrées à l’Amisom en juin 2012.
Mais la Somalie a officiellement demandé à l’Amisom de retirer le contingent kényan déployé dans la zone, accusant Nairobi de soutenir ouvertement Ahmed Madobe.
Ce dernier conteste l’autorité du gouvernement de Mogadiscio sur la région du Jubaland, dont il s’est unilatéralement proclamé président en mai.


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