Éthiopie : peut-on parler de coup d’Etat politique suite à l’isolement du premier ministre éthiopien par des caciques de l’EPRDF?

Debretsion Gebremichael - Haile Mariam Dessalegn - EPRDF ethiopieLe mardi 23 août 2016 s’est ouvert à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, l’assemblée générale du parti au pouvoir en Éthiopie, l’EPRDF. L’EPRDF n’est autre que le TPLF,  front de la libération du peuple Tigré, qui a changé de nom et s’est donné une envergure nationale avec des partis satellites dans les régions du pays.

L’ordre du jour de l’assemblée émanant des membres influents de l’ex TPLF a porté sur de deux sujets :

1 – les activités de l’EPRDF au cours de 6 derniers mois de cette année ;

2 –  et la situation de révolte populaire dans le pays est plongée depuis quelques mois.

L’assemblée fut très mouvementée et les tigrés de l’EPRDF ont été très critiques à l’égard du premier ministre, Hailé -Mariam Dessalegn. Les résultats fussent catastrophiques et il se termine dans un échec total parce que les élites tigrées n’ont pas pu voir la volonté ferme  des participants à dénoncer les manifestations  et révoltes en cours en Éthiopie depuis quelques temps.

Depuis la fin de l’assemblée de l’EPRDF, le 26 août 2016, le premier ministre de l’Ethiopie, Hailé-Mariam Dessalegn, ne s’est pas présenté à son bureau et des informations non confirmées laissent entendre qu’il est carrément isole.

Les mêmes informations relatent que Debretsion Gebremichael a officieusement pris la direction du pays. Debretsion Gebremichael était le candidat opposé à Hailé-Mariam à l’élection de 2015 quand ce dernier s’est vu reconduire à son actuel poste pour un deuxième mandat.

L’élite tigrée dont fait partie Debretsion Gebremichael est opposée à ce qu’Hailé-Mariam Dessalegn finisse son mandat.

À suivre….

Hassan Cher Hared


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