Éthiopie : le bureau des droits de l’homme de l’ONU réitère sa demande d’une mission d’enquête indépendante en Éthiopie et le Département d’état américain qui émet une alerte…
Exprimant les préoccupations sur de graves violations des droits de l’homme dans les régions d’Oromia et d’Amhara de l’Éthiopie plus tôt ce mois-ci, le chef des droits de l’homme des Nations Unies a exhorté aujourd’hui le gouvernement à assurer l’accès des observateurs indépendants dans les zones touchées et d’œuvrer à l’ouverture des réformes politiques et démocratiques.
Dans le contexte des rapports extrêmement alarmants sur les violations des droits de l’homme au cours de manifestations publiques du week-end de 6-8 Août 2016, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a appelé les autorités éthiopiennes de permettre à des experts des droits de l’homme à l’accès aux zones de conflit afin d’évaluer la situation.
« Nous nous félicitons de la décision de lancer une enquête indépendante, et nous demandons instamment au gouvernement de veiller à ce que l’enquête ait pour mandat de couvrir les allégations de violations des droits de l’homme depuis les troubles en région Oromia qui a commencé en novembre 2015, » a déclaré aux journalistes à Genève, Ravina Shamdasani, porte-parole de l’Office du haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).
Elle a ensuite souligné que l’enquête doit être «effectivement indépendante, transparente, approfondie et efficace, en vue de déterminer si l’utilisation d’une force excessive a eu lieu et en vue de traduire en justice les auteurs de toutes les violations des droits de l’homme. »
Le bureau des droits de l’ONU est prêt à aider à veiller à ce que l’enquête respecte les normes internationales des droits de l’homme. Cependant, elle a dit, il est essentiel d’avoir accès à des zones où ont été signalés des arrestations arbitraires, l’intimidation, l’élimination physique, tortures, et le harcèlement des personnes.
« Nous demandons au gouvernement de veiller à ce que les droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression soient protégés et que les personnes détenues pour avoir exercé ces droits soient libérés sans délai», a déclaré Mme Shamdasani.
Elle a exhorté en outre le gouvernement à travailler à l’ouverture de l’espace politique et démocratique, y compris le secteur de sécurité, législatif, et les réformes institutionnelles.
De son côté le département d’état américain a émis un alerte pour les citoyens de son pays qui compte voyager en Éthiopie
Le Département d’état américain a émis une alerte de Voyage pour l’Éthiopie, le vendredi 19 août 2016 à cause des manifestations anti-gouvernementales, dont certains ont impliqué la violence.
« Les protestations sont susceptibles de continuer, et pourraient se propager à d’autres parties du pays, y compris la capitale, Addis-Abeba, » a publié le département d’état dans un communiqué. L’ambassade a révélé que les perturbations des services Internet ont entravé sa capacité à communiquer avec les citoyens américains pressent sur le sol éthiopien.
Hassan Cher


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