Afrique : Immunité et autoprotection contre des poursuites pénales pour les dirigeants africains?
Les dirigeants africains en général n’aiment pas la Cour pénale internationale (CPI), qui siège à La Haye. Il est largement admis que la CPI engage des poursuites sélectives et vise plus facilement les régimes africains à un niveau plus formé que d’autres.
Les régimes africains se sont demandés pourquoi la CPI poursuit le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, mais pas l’ancien vice-président Dick Cheney ou l’ancien Premier ministre Tony Blair pour les questions liées à l’Irak, par exemple. Il y a eu des appels à l’immunité pour les chefs d’Etat africains qui sont recherchés pour des crimes internationaux. Les affaires de la CPI contre le président Kenyatta et vice-président William Ruto ont particulièrement centré le débat, et le Kenya peut se retirer du traité de Rome, qui est la base de la CPI.
Pour beaucoup d’Africains, la solution est un tribunal spécifiquement pour le continent qui, en effet, remplacer la CPI. L’Union africaine s’est réunie pour établir une Cour africaine de justice et des droits, communément appelée la Cour africaine. Au sommet de chef d’Etat en Guinée équatoriale le 26 Juin et 27, la décision a été validé à l’unanimité par les chefs d’Etat africains et des hauts fonctionnaires (pas encore défini) avec à la clé une immunité contre les poursuites pour génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et d’autres crimes graves. En vertu de cette disposition, la Cour africaine pourrait ne pas tenter des poursuites contre al-Bashir, Kenyatta, ou Ruto.
Cette étape, évidemment intéressée pour s’asseoir les chefs d’Etat et de leurs associés, semble réduire à néant la Cour africaine avant même qu’elle ne commence à fonctionner. Il réduit certainement la crédibilité de la Cour africaine comme une alternative à la CPI. Comme l’a dit Amnesty International (parmi d’autres voix de la société civile), la décision «est un pas en arrière dans la lutte contre l’impunité et une trahison des victimes de violations graves des droits de l’homme. » L’Institut d’études de sécurité prend note de l’absence de protestation des « voix libérales » de l’Afrique, «en particulier l’Afrique du Sud; observant que «seul le Botswana a soulevé des objections. »
HCH


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