Djibouti : La mafia des services sociaux et du domaine de la santé pille la CNSS.

Djibouti : La mafia des services sociaux et du domaine de la santé pille la CNSS.

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Par l’arrêt N° 2012-197/97/PR/MTCRA du 28 mars 2012, portant création des sous-comités et désignation des membres du comité de pilotage de l’Assurance Maladie universelle, le régime djiboutien avait mis en place un système des soins dits « soin universel pour tous ».

Ces sous-comités avaient accouché deux cartes de soins :

  • Carte de soin dit PASS destiné aux citoyens sans revenus ;
  • Carte de soin dit MASS destinée aux travailleurs publics et privés.

Les frais médicaux de la première carte de soin dit PASS sont couverts par une somme annuelle d’un milliard de franc Djibouti que le ministère des Affaires sociales et de la Solidarité verse à la Caisse Nationale de Sécurité sociale — CNSS.

Et ceux de la deuxième carte de soin dit MASS sont couverts par les cotisations des travailleurs et des employeurs auprès de la CNSS.

La règlementation du nouveau système de soin avait prévu une participation des patients à hauteur de 3 % aux frais de soin coutés seulement. Mais, dans la pratique, tous les centres de soins étatiques, hôpitaux et cliniques privées exigent aux patients de payer 50 % des frais de soins quel que soit le traitement ou consultation que le malade bénéficie.

Certaines cliniques privées commencent à s’enrichir de l’arnaque sur la facturation des soins fournis aux porteurs de la carte de soin PASS. Alors qu’une clinique privée, membre du réseau mafieux que des responsables de la CNSS et du ministère de la Santé ont mis en place, a soigné trois cent patients trimestriellement, la clinique privé facture à la CNSS dix fois plus. L’argent volé de la CNSS est partagé entre les membres du réseau de la mafia du service social et de la santé.

Plusieurs sociétés privées que HCH24 a eu la chance de contacter ont déclaré payer des cotisations importantes à la CNSS alors que leurs travailleurs sont contraints de débourser la totalité des frais des médicaments génériques.

Ces sociétés ont constaté que les pharmacies appartenaient à ce réseau de la mafia du service social et de la santé.

D’ailleurs l’incendie qui avait ravagé les dépôts du Centrale d’Achat des Médicaments et Matériels Essentiels (CAMME) du ministère de la Santé de Djibouti avait été surévalué (23 milliards FDJ de perte) alors que le stock réel des médicaments était 20 millions FDJ.

Comme toujours cette mafia ne peut voir le jour à Djibouti sans le concours de la famille qui a usurpé le règne de ce pays et ce pillage de la CNSS entrainera cette institution chère à la paix sociale dans l’insolvabilité.

Des milliers de retraités Djiboutiens s’inquiètent pour leurs pensions.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared